Dans le cadre de la loi de santé animale (LSA), la Direction générale de l’alimentation (DGAL) a communiqué les dernières conditions d’échange acceptées par les différents États membres de l’Union européenne (1). Les modifications communiquées par la DGAL ont été synthétisées par GDS France dans une note d’information à destination des éleveurs, le 9 juillet 2021.

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Les exigences permettant aux animaux de rentrer sur le territoire français sont « considérées pérennes », d’après GDS France. Comme le définit le cadre général, les ruminants entrants en France doivent répondre à l’une des deux modalités suivantes :

  • Une vaccination contre tous les sérotypes présents sur le territoire du pays d’origine, y compris les sérotypes 4 et 8 s’ils sont présents, depuis au moins 60 jours ;
  • Une vaccination effective, avec mise en place de l’immunité, suivi d’un test PCR négatif.

Des modalités dérogatoires

Des modalités dérogatoires ont tout de même été acceptées par la France, suivant l’âge des animaux.

Pour les bovins, ovins jusqu’à 70 jours inclus :

  • Soit animaux issus de mères vaccinées (2) contre les sérotypes déclarés dans le pays d’origine
  • Soit animaux désinsectisés pendant au moins 14 jours suivi d’un test PCR négatif.

Pour les bovins, ovins à partir de 71 jours :

  • Soit animaux vaccinés tous les sérotypes présents sur le territoire du pays d’origine, y compris les sérotypes 4 et 8 s’ils sont présents, depuis plus de 10 jours après la deuxième injection (30 jours si primo-vaccination en une seule injection).
Lucie Pouchard

(1) « Cette instruction sera modifiée régulièrement en fonction des informations données par les différents États membres et la Commission », informe la DGAL.

(2) Mères vaccinées : primo-vaccination + délai de mise en place de l’immunité (d’après les précisions de la notice du vaccin) avant la naissance du veau.

Votre analyse du marché - Bovins de Boucherie

Les prix se stabilisent

Après une progression ininterrompue des cours depuis un an, une tendance à la stabilisation se dessine dans l’ensemble des pays de l’Union européenne. Les niveaux de prix répercutés sur les étals commencent à être un frein à la consommation, surtout sur les fins de mois. De plus en plus de parties arrière passent au hachoir, y compris dans les races à viande. L’écart de prix entre les réformes laitières et les allaitantes d’entrée de gamme rétrécit. Ces dernières sont recherchées, en raison d’un rendement carcasse plus favorable.