L’entrée en vigueur de la loi de santé animale (LSA), le 21 avril 2021 implique une évolution des exigences en matière de fièvre catarrhale ovine (FCO) pour les mouvements intra-européens de ruminants destinés à l’élevage.

Dans une instruction technique publiée le 23 juin 2021, la Direction générale de l’alimentation (DGAL) a délivré les dernières conditions d’échange acceptées par les différents États membres (1). Les modifications communiquées par la DGAL ont été synthétisées par GDS France dans une note d’information à destination des éleveurs, le 9 juillet 2021.

Les accords dérogatoires conclus avec l’Italie en avril ont été révisés. Par ailleurs, les positions du Portugal, de la Belgique, des Pays-Bas, du Luxembourg et de l’Allemagne sont désormais connues.

> À lire aussi : Loi de santé animale, les exigences de vaccination contre la FCO évoluent (20/04/21)

Les dérogations définies par l’Italie sont mises à jour

Les modalités dérogatoires permettant d’envoyer des animaux en Italie sont précisées ci-dessous et « considérées pérennes ». À cette occasion, les conditions d’envoi des caprins ont été définies.

Pour les bovins, ovins et caprins jusqu’à 90 jours inclus :

  • Soit animaux issus de mères vaccinées (2) contre le sérotype 8 uniquement
  • Soit animaux désinsectisés pendant au moins 14 jours suivi d’un test PCR négatif

Pour les bovins, ovins et caprins à partir de 91 jours :

  • Soit animaux vaccinés contre le sérotype 8 depuis plus de 10 jours après la deuxième injection (30 jours si primo-vaccination en une seule injection)
  • Soit animaux désinsectisés pendant au moins 14 jours suivi d’un test PCR négatif. L’expédition a lieu dans les 7 jours suivant le prélèvement

Le Portugal s’aligne sur les règles définies par l’Espagne

Les modalités dérogatoires acceptées par le Portugal sont détaillées ci-dessous :

Pour les bovins, ovins jusqu’à 70 jours inclus :

  • Soit animaux issus de mères vaccinées
  • Soit animaux désinsectisés pendant au moins 14 jours suivi d’un test PCR négatif

Pour les bovins, ovins à partir de 71 jours :

  • Soit animaux vaccinés contre les sérotypes 4 et 8 depuis plus de 10 jours après la deuxième injection (30 jours si primo-vaccination en une seule injection)
  • Soit dérogation temporaire valable jusqu’au 31 août 2021 inclus : Animaux désinsectisés pendant 14 jours suivi d’un test PCR négatif

Les conditions pour l’envoi d’animaux en Belgique

Les modalités dérogatoires permettant d’envoyer des animaux en Belgique sont les suivantes :

Pour les bovins, ovins et caprins jusqu’à 70 jours inclus :

  • Animaux désinsectisés pendant au moins 14 jours suivi d’un test PCR négatif

Pour les bovins, ovins et caprins à partir de 71 jours :

  • Soit animaux vaccinés contre le sérotype 4 depuis plus de 10 jours après la deuxième injection (30 jours si primo-vaccination en une seule injection)
  • Soit animaux désinsectisés pendant au moins 14 jours suivi d’un test PCR négatif.

Les conditions pour l’envoi d’animaux aux Pays-Bas

Les modalités dérogatoires permettant d’envoyer des animaux aux Pays-Bas sont les suivantes :

Pour les bovins jusqu’à 90 jours inclus :

  • Animaux désinsectisés pendant au moins 7 jours suivi d’un test PCR négatif à partir d’échantillons prélevés au plus tard 7 jours avant la date du mouvement.

Les conditions pour l’envoi d’animaux au Luxembourg

Les modalités dérogatoires permettant d’envoyer des animaux au Luxembourg sont les suivantes :

Pour les bovins, ovins et caprins jusqu’à 70 jours inclus :

  • Soit animaux issus de mères vaccinées contre le sérotype 4 ;
  • Soit animaux désinsectisés pendant au moins 14 jours suivi d’un test PCR négatif.

Pour les bovins, ovins et caprins à partir de 71 jours :

  • Soit animaux vaccinés contre le sérotype 4 depuis plus de 10 jours après la deuxième injection ;
  • Soit animaux désinsectisés pendant au moins 14 jours suivi d’un test PCR négatif

Les conditions pour l’envoi d’animaux en Allemagne

Les modalités dérogatoires permettant d’envoyer des animaux en Allemagne sont les suivantes.

Les bovins, ovins et caprins jusqu’à 90 jours inclus sont éligibles s’ils respectent ces critères cumulatifs :

  • Être resté depuis leur naissance, dans leur élevage. Les mères doivent également être restées dans l’élevage depuis 60 jours avant le départ des jeunes animaux, ;
  • Être né de mère vaccinée contre les sérotypes 4 et 8 avant la saillie ou au minimum 28 jours avant leur naissance ;
  • Avoir eu un résultat de PCR négatif au maximum 14 jours avant la date du départ ;
  • Avoir reçu le colostrum dans les 12 heures suivant leur naissance et être accompagné d’une attestation de l’éleveur de veau, de l’agneau ou du chevreau mentionnant cette prise de colostrum.

Pour les autres pays européens, le cas général s’applique

Concernant l’envoi d’animaux vers les autres États membres, c’est le cas général de la vaccination qui fait foi. De fait, « les animaux trop jeunes pour être vaccinés (3) ne peuvent donc plus être envoyés vers ces pays », indique GDS France.

Pour rappel, les deux modalités de vaccination sont les suivantes :

  • Les animaux (ayant l’âge minimal) doivent être valablement vaccinés (primo-vaccination complète) contre les sérotypes 4 et 8 depuis au moins 60 jours avant leur départ ;
  • Les animaux doivent être vaccinés contre les sérotypes 4 et 8 puis une PCR (avec résultat négatif) doit être réalisée sur un prélèvement sanguin effectué au moins 14 jours après la mise en place de l’immunité vaccinale. Le délai de cette mise en place est précisé dans la notice du vaccin.
Lucie Pouchard

(1) « Cette instruction sera modifiée régulièrement en fonction des informations données par les différents États membres et la Commission », informe la DGAL.

(2) Mères vaccinées : primo-vaccination + délai de mise en place de l’immunité (d’après les précisions de la notice du vaccin) avant la naissance du veau.

(3) Âge minimal de vaccination à vérifier dans les spécifications du vaccin utilisé. La France continentale n’étant pas indemne du sérotype 4 et 8, il n’est pas possible de considérer, a priori, une mère comme non immunisée. De ce fait, l’âge à prendre en compte est celui précisé pour un jeune issu de mère infectée ou immunisée.

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Offre insuffisante en vaches laitières

Le recul de l’offre s’accentue de semaine en semaine au point que certains abattoirs peinent à faire fonctionner leurs lignes de production en continu. Cela a un impact sur les prix des laitières : les acheteurs sillonnent les campagnes et les éleveurs se retrouvent en position de force pour négocier.
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Écarts de prix

Le commerce est difficile au niveau de l’aval, faute de consommation. La tendance des prix est à la baisse chez les gros abatteurs qui ont assez de marchandise (lacaunes) en livraison directe. L’importation est plus significatif, avec des tarifs qui tendent à se replier. En revanche, l’offre en agneaux de pays de qualité est juste suffisante pour les opérateurs de plus petite taille qui n’ont pas les réseaux d’approvisionnement dans les grands groupes.