Selon l’observatoire Céré’Obs de FranceAgriMer, publié le 4 juin 2021, les conditions de cultures sont restées relativement stables pour l’ensemble des céréales dans la semaine du 25 au 31 mai 2021.

Le blé tendre comme l’orge d’hiver présentaient du retard au 31 mai, souligne aussi FranceAgriMer dans son bulletin hebdomadaire : 70 % du blé tendre était à épiaison, avec un retard de 8 jours sur la moyenne des cinq dernières années, et de 17 jours comparativement à 2020. L’ensemble de l’orge d’hiver était épié, avec un retard de 5 jours sur la moyenne des cinq dernières années, et de 10 jours comparativement à 2020.

Pucerons des épis sur blé

Plusieurs régions ont signalé la présence de colonies de pucerons sur épis dans leur bulletin de santé du végétal (BSV).

Le BSV de la Normandie rappelle que les pucerons « provoquent une limitation du poids des grains, voire du nombre de grains par épi. ». Le seuil de nuisibilité est fixé à 1 épi sur 2 infesté par au moins un puceron, à partir du début de l’épiaison.

Cinq jours de retard pour la levée du maïs grain

La fin de la semaine dernière a aussi été marquée par des orages.

Qui dit orage, dit pas de binage ! Le maïs attendra.

Selon Céré’Obs, les semis de maïs grain étaient terminés le 31 mai 2021, et 98 % des parcelles étaient levées. Un petit tiers était au stade des 6-8 feuilles visibles.

Si la levée du maïs est en phase avec la date moyenne des cinq dernières années, le bulletin précise qu’elle présente un retard de 5 jours comparativement à l’an passé.

Des signaux positifs en colza dans le Nord-Est

« Les températures fraîches et la pluviométrie ont permis une floraison longue (environ 6-7 semaines) et ont favorisé la formation des siliques. Par ailleurs, le rayonnement a été plutôt bon pendant cette période, ce qui favorise la photosynthèse et permet de maximiser le nombre de graines par silique », a indiqué l’équipe du Nord-Est de Terres Inovia dans une note le 2 juin.

Siliques ou haricots ? Le doute est permis.

« La floraison s’est finalement réalisée dans de bonnes conditions, laissant entrevoir une compensation possible de la culture, poursuit Terres Inovia. Par ailleurs, on ne connaît pas encore l’impact des maladies de fin de cycle dans un contexte de météo pluvieuse. D’autant que le positionnement des protections contre le sclérotinia a parfois été compliqué en raison de la floraison longue et non franche. »

Des symptômes de sclérotinia sont rapportés dans plusieurs régions. Il n’existe pas de seuil de nuisibilité pour cette maladie étant donné que la protection est uniquement préventive.

« En situation à risque, la protection contre le sclérotinia doit se faire en amont des contaminations idéalement au stade G1. Le positionnement est essentiel pour assurer une protection efficace au cours de la floraison », précise le BSV de la Champagne-Ardenne.

Justine Papin

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