FranceAgriMer a présenté les résultats définitifs de son enquête qualité sur la récolte du blé dur 2021 le 15 septembre 2021.

Un taux de protéines de 15 % en moyenne

Le taux de protéines du blé dur est élevé, avec une moyenne nationale de 15 %. Ce taux est supérieur à 14 % pour 91 % des volumes. « En comparaison de la moyenne quinquennale, la performance est significative », appuie Marc Zribi, chef de l’unité des grains et et du sucre de FranceAgriMer.

« Les quatre bassins de production affichent des moyennes supérieures ou égales à 14 % », note-t-il. C’est dans le bassin Ouest-océan que sont observées les valeurs les plus élevées : 97 % des blés durs sont caractérisés par des taux de protéines supérieurs à 15 %. Le seul bémol relevé : une certaine hétérogénéité dans le bassin Sud-Est.

Des poids spécifiques hétérogènes

En revanche, les poids spécifiques (PS) sont plus faibles qu’habituellement, conséquence des pluies au moment de la récolte, et très hétérogènes en fonction des bassins. Les plus élevées sont dans le Sud Est, où près de 60 % des blés ont un PS supérieur à 78 kg/hl. Les plus faibles se trouvent dans la Région Centre (75-76 kg/hl en moyenne).

« La teneur en eau, avec une moyenne nationale de 13 %, est un peu plus élevée qu’à l’accoutumée du fait des nombreux épisodes pluvieux », remarque Marc Zribi. Toutefois, ces résultats sont compatibles avec une bonne conservation des grains sans séchage.

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Temps de chute de Hagberg : une année atypique

L’indice de chute de Hagberg, très tributaire des conditions de fin de cycle, est marqué par les intempéries. 68 % de la collecte se situe en dessous de 150 s, contre 11 % en moyenne quinquennale. « Cette année est très atypique, il est extrêmement rare que l’on arrive à ces niveaux », commente Adeline Streiff, ingénieure au sein du pôle qualité technologique et sanitaire des céréales d’Arvalis. Le bassin sud-est a toutefois été épargné : « La quasi-totalité de la collecte y présente de très bons indices, supérieurs à 250 s. »

Le taux de GMF (grains germés, mouchetés et fusariés) est de 5,2 % en moyenne nationale. « Les valeurs sont un peu plus élevées qu’habituellement, ce qui s’explique principalement par le taux de grain germé, indique-t-elle. Mais il y a seulement 9 % des blés durs avec un taux de GMF au-dessus de 8 %, contre 26 % sur les cinq dernières années. »

À l’instar de la teneur en protéines, la vitrosité est très bonne, avec une moyenne nationale de 89 %.

Valorisation

Au vu de ces données, la question d’éventuels déclassements de blé dur en blé fourrager se pose. « Il est encore trop tôt à ce stade pour se prononcer », estime Marc Zribi. Les exigences des industriels, notamment du point de vue du temps de chute de Habgerg peuvent varier d’une année à l’autre, mais aussi d’une recette à l’autre.

Le sujet du PS relève quant à lui davantage de questions logistiques et économiques (hausse des coûts de transport, diminution des rendements de transformations) que de qualité en tant que tel. Quoi qu’il en soit, FranceAgriMer rappelle que ces enquêtes sont réalisées avant le travail des organismes stockeurs.

Blé tendre : analyses encore en cours

Les résultats définitifs de cette enquête étaient également attendus pour le blé tendre. Mais les moissons tardives ont retardé le processus, et il restait encore des analyses à réaliser en Hauts-de-France.

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Hélène Parisot
Votre analyse quotidienne du marché - Céréales

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