« Au 1er juillet 2021, la production française de pommes est prévue en baisse de 17 % par rapport à la moyenne des récoltes 2016-2020 et de 9 % sur un an », annonce Agreste, le service statistique du ministère de l’Agriculture dans une note diffusée le 16 juillet 2021.

La récolte de pommes en 2021 devrait se situer 17 % en deçà de la moyenne 2016-2020. © Agreste

Avant l’épisode de gel d’avril dernier, la production s’annonçait pourtant élevée, avec une floraison importante, après la faible récolte de l’an dernier. Celle-ci avait atteint 1,3 million de tonnes, reculant de 13 % sur un an, et atteignant ainsi son niveau le plus bas depuis sept ans.

À lire aussi : Gestion, Des détails sur les déductions de charges sociales après le gel (16/07/2021)

Les prévisions restent incertaines

« En ce début de saison, ces prévisions restent encore provisoires. Des incertitudes demeurent concernant le niveau de production qui sera finalement atteint, notamment en Provence. Les chutes physiologiques se poursuivent encore dans certaines régions. Avec le retard végétatif et le climat frais, des incertitudes pèsent également sur le calibre des fruits à récolter », indique Agreste.

À lire aussi : Catastrophe naturelle, Un puissant orage de grêle s’abat sur des centaines d’hectares (09/07/2021)

En région Paca, la plaine du Vaucluse a été davantage touchée par le gel que les secteurs alpins. Les chutes physiologiques de fruits accentuent les pertes, malgré une floraison secondaire. Outre les effets du gel, les épisodes pluvieux et venteux ont abîmé les fruits. Le niveau de baisse de la production (- 26 % sur un an, — 29 % par rapport à 2016-2020) est à ce jour, incertain, les dégâts du gel ayant été très variables.

En Vallée du Rhône, là où le gel a été le plus intense, une demi-récolte est prévue. Dans une moindre mesure, le Centre Val de Loire a lui aussi été fortement touché par le gel. Celui-ci devrait entraîner des pertes de 20 % sur un an et de 19 % par rapport à la moyenne de 2016-2020. La variété Golden est celle qui s’en sort le mieux, précise Agreste.

En Vallée de la Garonne, la production baisserait de 6 % par rapport à la faible récolte 2020, alors que le gel a allégé l’éclaircissage, note Agreste.

En Aquitaine et Limousin, après une production 2020 réduite, les secondes floraisons ont permis malgré le gel, un maintien du potentiel initial, notamment en Limousin. La production du Lot-et-Garonne est néanmoins fortement impactée par ce gel. En Pays de la Loire, le gel a peu affecté le potentiel de production, qui s’annonce plus élevé que celui de 2020 (+ 13%), notamment en Golden.

Raphaëlle Borget