Le glyphosate, un herbicide plus connu sous le nom de Roundup, est pris dans les feux croisés de plus de 42 700 actions en justice aux États-Unis, dans lesquelles les plaignants l’accusent de les avoir rendus malades. Mais le produit reste populaire auprès des agriculteurs en Thaïlande, l’un des plus gros producteurs mondiaux de riz et de sucre, qui sont parmi les plus gros utilisateurs de pesticides dans un secteur qui emploie 40 % de la population.

Un usage « limité »

Les autorités thaïlandaises avaient annoncé le 22 octobre que le glyphosate, le paraquat et le chlorpyrifos seraient interdits dans les cultures à partir du 1er décembre. Mais le Comité national des substances dangereuses de la Thaïlande a décidé ce 27 novembre 2019 qu’un usage « limité » du glyphosate serait finalement autorisé, a déclaré le ministre de l’Industrie Suriya Juangroongruangkit.

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La décision du comité, qui est « unanime », autorise également les fermiers à continuer à utiliser les deux autres pesticides jusqu’au 1er juin 2020, a-t-il ajouté. Le paraquat, un herbicide jugé « hautement toxique » par les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies, est interdit dans l’Union européenne depuis 2007. Quand au chlorpyrifos, des études ont établi un lien entre ce pesticide et des retards de développement chez des enfants.

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Le département américain de l’Agriculture avait écrit à la Thaïlande pour lui demander de reporter l’interdiction du glyphosate, expliquant que cela pourrait perturber les importations de soja et de blé vers le royaume. Ces répercussions sur les importations avaient été négligées lors de la décision d’interdiction prise en octobre, selon le ministre de l’Industrie.

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AFP