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Deux jours de travaux pour amplifier la transition agroécologique

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« Défis de l’agroécologie » - Deux jours de travaux pour amplifier la transition agroécologique
Les participants aux « Défis de l’agroécologie » ont fait part d’un « vrai enthousiasme », estime Anne Trombini, directrice du mouvement Pour une agriculture du vivant, qui a co-organisé cet événement au format collaboratif. © Martin Boudier/PADVMartin Boudier/PADV

Près de 200 acteurs du monde agricole se sont réunis les 12 et 13 avril 2022 pour les « Défis de l’agroécologie », co-organisés par le mouvement Pour une agriculture du vivant, l’Agence bio et l’initiative 4 pour 1000.

Collaborer pour accélérer la transition agroécologique : tel était l’objectif des deux journées des « Défis de l’agroécologie », organisées les 12 et 13 avril 2022 à Beauvais, à l’initiative du mouvement Pour une agriculture du vivant (PADV), l’Agence bio et l’initiative 4 pour 1000.

Ecosystème agricole

Une trentaine d’agriculteurs de tous horizons (conventionnel, ACS, bio…), des chercheurs, des collectivités, des coopératives, une agence de l’eau… « Nous avons réuni près de 200 personnes, représentatives de l’écosystème agricole, pour travailler ensemble à l’accélération de l’agroécologie », explique Anne Trombini, directrice du mouvement PADV.

Des groupes de travail ont permis aux participants d’approfondir la question. « Tout un panel de sujets a été évoqué, sur deux grands axes », indique-t-elle.

  • D’un côté, la science et le terrain (« Du savoir au savoir-faire »), au sujet par exemple de la diffusion et le partage d’expériences entre agriculteurs ou de la mesure des impacts des pratiques.
  • De l’autre côté, la chaîne de valeur et les modèles d’affaire (« De la fourche à la fourchette »). « Nous avons notamment discuté du modèle économique des coopératives, acteurs clés dans la transition, ainsi que la question de la valorisation auprès des consommateurs », explique Anne Trombini.

Formaliser les freins et les solutions à travailler

18 freins majeurs à la massification des pratiques ont été identifiés, tels que les difficultés à assurer les risques financiers durant la transition, le manque de références opérationnelles, ou encore le manque de sensibilisation des consommateurs. À ces problématiques ont été associées des solutions à développer. De manière générale, l’indice de régénération et le Planet-score, respectivement lancés par PADV et l’Itab, sont deux outils identifiés comme centraux et complémentaires pour la transition.

Harmonisation des protocoles d’analyses des sols, Label bas carbone en grandes cultures, plateforme d’innovation agronomique au champ… 20 projets seront enrichis de ces travaux.

Pour plus de détails sur les Défis de l’agroécologie, un dossier de synthèse est disponible au téléchargement sur le site de Pour une agriculture du vivant.

« Vrai enthousiasme »

« Les participants ont fait part d’un vrai enthousiasme » pour cet événement au format collaboratif, déclare Anne Trombini. Il sera amené à se renouveler en France, et pourquoi pas à se déployer à l’international, via le mouvement 4 pour 1000.

Les syndicats n’ont pas participé à l’événement, les organisateurs ayant choisi de le focaliser sur les « acteurs de terrain », indique Anne Trombini. « Nous avons prévu d’aller leur présenter individuellement la synthèse des travaux dès que possible », précise-t-elle.

Hélène Parisot
Un peu plus d'informations sur le sujet

Anne Trombini souligne que les participants se sont mis d’accord autour d’une définition de l’agroécologie, qui se caractérise ainsi selon eux comme une trajectoire de progrès (et non pas un état figé ou un label), fondée sur des axes clés :

- La vie/la régénération des sols,

- La production de biodiversité,

- Le stockage de carbone et la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES),

- Le stockage de l’eau dans les sols,

- La réduction de la dépendance aux phytosanitaires,

- La qualité nutritionnelle des produits.

« Quiconque est en mouvement sur ces sujets est dans l’agroécologie », estime ainsi Anne Trombini.

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