La production française de pommes a enregistré une baisse de 13 % sur un an, et de 12 % par rapport à la moyenne allant de 2016 à 2020, selon les estimations du 1er novembre dernier. Ce repli a entraîné la chute des stocks : à la fin de février 2021, ils étaient inférieurs de 23 % à ceux de l’année précédente, a relevé Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture, dans sa note d’Infos rapides diffusée le 22 mars 2021.

À l’inverse, les stocks de poires à la fin de février 2021 sont nettement supérieurs à ceux de 2020 à la même date (2,5 fois plus), ainsi qu’à la moyenne de 2016 à 2020. « Ce niveau de stocks est le reflet du fort rebond de la production sur un an, estimée à +17 % au 1er novembre 2020, rejoignant le niveau de celle de 2015, après quatre années de faibles récoltes », explique Agreste.

Les prix restent soutenus

Sur les sept premiers mois de la campagne de 2020-2021 (d’août 2020 à février 2021), les cours moyens des pommes sont soutenus sous l’effet de la diminution de la production française.

Les cours des pommes de la campagne de 2020-2021 sont nettement supérieurs à ceux des années précédentes, soutenus par la récolte limitée. © Agreste

Du début de la campagne de 2020-2021 à octobre 2020, les cours de la poire diminuent, avant de se ressaisir sous l’effet d’une commercialisation dynamique. En février 2021, les prix sont fermes, grâce à un écoulement des stocks fluide et en nette hausse en début d’année.

Les cours de la poire se sont raffermis à partir de novembre 2020, après un début de saison inférieur à ceux de l’année précédente. © Agreste

Les exportations vers l’Union européenne sont dynamiques

« Sur la période d’août 2020 à janvier 2021, les volumes de pommes françaises exportées au sein de l’Union européenne se redressent sur un an (+6 %) mais ne retrouvent pas le niveau moyen 2015-2019 (–21 %), constate Agreste. À l’inverse, les volumes exportés fléchissent vers les pays tiers (–17 % sur un an), impactés par le boycott des pommes françaises au Moyen-Orient. Ils restent inférieurs de 28 % à leur niveau moyen sur cinq ans. »

Les exportations de poires sont, quant à elles, très dynamiques : sur les sept premiers mois de campagne (de juillet 2020 à janvier 2021), les volumes exportés doublent presque sur un an. Ils restent toutefois légèrement inférieurs à leur niveau moyen sur cinq ans (–4 %).

Raphaëlle Borget