« Selon les premières estimations, au 1er mai 2021, les superficies nationales en fraises en 2021 sont de 3 380 hectares. » C’est ce qu’indique Agreste dans une note de conjoncture mise en ligne le 21 mai 2021. Les superficies reculent donc de 1 % en glissement annuel. Quant à la production, pour la campagne en cours, elle s’élèverait à 55 868 tonnes. Elle régresse de 4 % par rapport à 2019 et de 3 % par rapport à sa moyenne quinquennale.

De 5 à 50 % de pertes selon les secteurs

La campagne a démarré sous de bonnes conditions avec un climat doux et ensoleillé en mars 2021. C’est en avril que les choses se sont corsées pour les fraises avec l’épisode de gel important qui a balayé la France.

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Certaines zones ont été sévèrement touchées. Si les pertes dues au gel sont encore difficiles à prévoir, elles « sont estimées de 10 à 50 % en Auvergne-Rhône-Alpes, indique Agreste, tandis qu’elles s’élèveraient de 5 à 30 % dans le Centre-Val de Loire, les dégâts étant hétérogènes en fonction des zones, des variétés, des états d’avancement des cultures et de l’orientation des installations de tunnels ».

Un bon début de campagne pour la commercialisation

Les intempéries n’ont pas gelé la commercialisation qui, à l’inverse de la campagne de 2020, a bien débuté cette année. « La demande est rapidement présente et le marché est globalement porteur », explique le service de la statistique du ministère de l’Agriculture.

En mars 2021, les prix ont dépassé ceux de 2020 et leur moyenne quinquennale. Ils sont restés fermes en avril 2021 (+10 % sur un an et +20 % par rapport à la moyenne de 2016 à 2020), soutenus par une offre encore restreinte et une baisse des importations.

Marie-Astrid Batut