Entre 1982 et 2018, les terres agricoles ont perdu 7,7 % de leur surface, soit 2,4 millions d’hectares, selon le dernier rapport sur l’occupation du sol du ministère de l’Agriculture. C’est l’équivalent de l’ancienne région Lorraine et de ses 4 départements.

Un document publié le 14 avril 2021 qui pourra éclairer un peu plus les députés qui s’apprêtent à voter en séance publique le projet de loi sur le climat et son volet de lutte contre l’artificialisation des sols.

Du mieux entre 2012 et 2018

En moyenne, cela représente 65 900 hectares en moins par an sur cette période, dont 57 600 hectares artificialisés et 8 300 hectares de sols naturels (principalement de la forêt, la surface de bosquets, haies et landes ayant reculé).

Mais il y a du mieux sur les dix dernières années. Le rythme de recul des terres agricoles est tombé en moyenne à 52 000 hectares par an entre 2012 et 2018, la dernière année enregistrée par l’observatoire.

Presque aucun département n’y échappe

« Aucun département ou presque n’échappe au recul des terres agricoles », précise le document. Les départements urbanisés et ceux du littoral sont les plus artificialisés. De 2008 à 2018, l’artificialisation a été plus importante dans la Région Paca et la Corse que dans les autres régions.

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Un petit nombre de départements ont gagné quelques hectares en moyenne par an sur cette période : la Corrèze (+0,2 % par an), la Creuse (+0,2 %), la Lozère (+0,1 % par an), la Haute-Marne (+0,1 %), l’Ariège (+0,1 %) et la Haute-Vienne (+0,1 %).

Si une photographie aérienne était prise de la France métropolitaine, 9 % de sa surface seraient artificialisés, 40 % seraient recouverts d’espaces naturels et 51 % seraient des terres agricoles, selon les dernières données de l’observatoire enregistrées en 2018.

Les surfaces en grandes cultures augmentent

Quant à la répartition des sols agricoles, « les surfaces consacrées aux grandes cultures annuelles augmentent (+ 2,6 millions d’hectares entre 1982 et 2018), mais ne compensent pas la disparition de 2,3 millions d’hectares de surfaces toujours en herbe (prairies permanentes), de 2,1 millions de jachères et de prairies temporaires, de 400 000 ha de vignes et de vergers, et de 200 000 ha de sols agricoles annexes (chemins, cours de ferme) », analyse le rapport.

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Alexis Marcotte