En septembre 2022, les abattages de génisses continuent d’augmenter sur un an, alors que ceux des autres catégories de bovins se replient, constate Agreste, le service statistique du ministère de l’Agriculture, dans sa note d’Infos rapides diffusée ce 27 octobre 2022.

Dans le même temps, l’offre limitée en France et en Europe contribue à soutenir les cours à des niveaux élevés.

© Agreste - Seuls les abattages de génisses progressent sur un an.

La sécheresse pousse les éleveurs à garder leurs génisses

En septembre, les abattages de génisses augmentent de 2,3 % en têtes sur un an, après une hausse de 1,5 %, le mois précédent.

Cette augmentation pourrait être en partie liée à la baisse des disponibilités en fourrage due à la sécheresse, les éleveurs préférant conserver les vaches en production au risque de limiter la capacité de renouvellement de leurs cheptels.

Les abattages des autres catégories de bovins se replient

Les abattages de vaches laitières sont en repli de 5,3 % en têtes sur un an. Les producteurs laitiers conservent les vaches dans les exploitations afin de bénéficier de la hausse des cours du lait. À 5,0 €/kg carcasse, le cours de la vache de type « Au » dépasse de 1,49 €/kg carcasse le niveau de 2021.

Les abattages de vaches allaitantes reculent également en nombre de têtes (- 2,8 %). À 5,35 €/kg carcasse, le cours moyen de la vache « R » dépasse de 1,13 €/kg le cours de l’an dernier.

Les abattages de bovins mâles de 8 à 24 mois s’inscrivent dans la même tendance (- 4,6 % en têtes). Le cours de ces jeunes bovins bénéficie toujours d’un déficit d’offre et dépasse de 38 cts/kg le niveau de l’an dernier.

Les abattages de veaux de boucherie sont en repli de 3,4 % sur un an. À 6,4 €/kg carcasse, leur cours est supérieur de 15,7 % à son niveau de 2021.