« La production française de veaux de boucherie a chuté de 6,9 % en 2025 par rapport à 2024, décrit Eva Groshens, cheffe de projet au département de l'économie de l’Institut de l’élevage. Elle s’est établie à 136 000 tec (tonnes-équivalent carcasse) contre 146 000 tec l’année précédente. »

Une filière en manque d’éleveur

« Bien que les marges soient plutôt bonnes, les intégrateurs ont du mal à trouver de nouveaux éleveurs car le coût de construction ou de modernisation des outils existants est très élevé. Le niveau de remplacement de ceux qui cessent leur activité, n’est donc pas satisfaisant. À cela s’est ajoutée une offre de veaux plus faible pour l’engraissement à cause de l’épizootie de fièvre catarrhale ovine, notamment, et en particulier de ses conséquences sur la fertilité des vaches et la surmortalité des veaux. »

« Notre hypothèse pour 2026 est plus optimiste. Nous estimons que la baisse de la production de veaux de boucherie sera moins importante qu’en 2025. Elle se limiterait 3,2 %. Les disponibilités de veaux laitiers et croisés devraient continuer à baisser, mais moins que l’an dernier. Cela nous permet d’espérer une dynamique baissière un peu moins prononcée en 2026 par rapport à 2025.

Moins de veaux disponibles pour l’engraissement

« La production de veaux de boucherie atteindrait 131 000 tec en 2026. Les conséquences des épizooties (1) sur les disponibilités de veaux pour l’engraissement ont été particulièrement fortes en 2025. Nous considérons que le repli sera moins important en 2026. Reste à vérifier quel sera l’impact réel du sérotype 3 de la FCO dans le Grand Ouest sur les naissances de veaux dans les élevages laitiers. »

(1) FCO et maladie hémorragique épizootique (MHE)