Les chauves-souris consomment de nombreux insectes ravageurs des cultures. Le CTIFL de Balandran (Gard) qui a analysé les crottes de ces mammifères a retrouvé des marqueurs ADN du carpocapse de la pomme, de la tordeuse du pêcher et de la mouche de l’olive. « Avant d’implanter des gîtes, il faut créer un environnement favorable à leur présence, indique Jean-Michel Ricard, responsable biodiversité fonctionnelle au CTIFL. L’agrandissement des parcelles ne leur est pas favorable. Il faut au contraire maintenir ou créer des corridors de haies dans lesquelles elles peuvent circuler et se nourrir d’insectes. » Les bosquets doivent aussi être préservés ainsi que les cavités d’arbres. Conserver les grands et vieux arbres est capital notamment sur les exploitations fruitières pauvres en habitats naturels.

Abreuvoirs

Jean-Michel Ricard conseille aussi d’aménager des plans d’eau servant d’abreuvoirs y compris pour d’autres espèces. Les chauves-souris trouvent des abris dans les bâtiments où elles peuvent installer leurs colonies, sous les tuiles, les boisseaux de cheminées, les combles, les caves… Pour qu’elles s’y installent, il faut éviter de les déranger et percer des ouvertures dans les murs ou ne pas boucher celles existantes. Il recommande aussi de différer les travaux dans les combles de mi-novembre à début février.