Les sorties de fin de campagne laitière sont faibles. Le début de l’année avait permis de refaire des stocks, mais ces derniers fondent comme la neige au soleil. Certains abattoirs ont réduit leur niveau d’activité à 4 jours par semaine, pour faire face à cette pénurie, tandis que d’autres cherchent à maintenir leurs volumes pour fournir leurs clients. Les abatteurs sont très préoccupés par le manque de marchandise, qui entretient une sous-activité des outils industriels et fait s’envoler les prix de la viande.
Le beau temps observé cette semaine a des allures de printemps, avec des éleveurs qui commencent à sortir leurs animaux sur les terrains porteurs et en limitant le chargement pour ne pas abîmer les prairies.
Les industriels qui ont réussi à acter des hausses de prix avec les distributeurs pour les viandes transformées, ne peuvent pas pour autant laisser s’envoler les prix au risque de mettre leur activité en danger. Une volonté de stabilisation des prix semble se dessiner pour la semaine à venir.
La tendance haussière se confirme semaine après semaine sur la France. La gamme tarifaire des bonnes vaches prim’holsteins P+/O– lourdes se situe entre 6,30 et 6,35 € et les P=3 de poids convenables sont vendues entre 6,20 et 6,30 € en fonction des abattoirs. Les bonnes normandes, abondances ou montbéliardes sont comprises entre 6,70 et 6,80 €, alors que les O= sont vendues de 6,50 à 6,65 € en fonction du poids. Une partie des vaches maigres est commercialisée pour un engraissement en herbage.
Chez nos voisins européens, les vaches O3 sont vendues autour de 6,00 et 6,30 € en Espagne, 6,30 et 6,60 € en Italie, 5,50 et 5,80 € en Pologne et entre 6,20 et 6,40 € en Allemagne ou aux Pays-Bas, 6,10 et 6,30 € en Belgique et 6,60 et 6,90 € en Irlande (source : tableau hebdomadaire de la Commission européenne – Meat Market Observatory).