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Pas d’embellie en porc

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Observatoire des marchés - Pas d’embellie en porc
© J. Chabanne

Après une fin d’année 2021 marquée par la chute des cours, la demande chinoise reste au point mort.

L’année écoulée n’a pas été favorable aux éleveurs de porcs. En 2021, le prix de base moyen français s’est établi à 1,332 €/kg, soit un recul de 5,8 centimes (- 4,2 %) par rapport à 2020. Un niveau « totalement insuffisant compte tenu des coûts de production qui n’ont cessé d’augmenter », constate le Marché du porc breton (MPB), dans une note du 10 janvier.

Pourtant, 2021 avait bien commencé, en raison d’une demande chinoise au rendez-vous lors du premier semestre. En Espagne, premier exportateur européen, le prix du kilo vif avait même atteint 1,553 € le 10 juin 2021, « niveau le plus haut depuis vingt ans », souligne le MPB. Mais l’empire du Milieu a ensuite opéré un « retrait brutal » de ses achats, engendrant un important report de volumes sur le Vieux Continent. C’est notamment le fait des exportateurs espagnols. Dans la péninsule Ibérique, après le pic enregistré en juin, le cours du porc vif a chuté, pour se stabiliser aux alentours de 1,020 €/kg depuis début novembre 2021.

Cet encombrement du marché européen pourrait perdurer, car la Chine ne revient pas aux achats. Les autorités du pays annoncent une progression de 38 % de la production porcine de janvier à septembre 2021. Fin octobre dernier, le cheptel de truies serait en hausse de 6,6 % sur un an. Si bien que de janvier à octobre 2021, « les importations chinoises en provenance de l’Union européenne sont en baisse de 15,5 % », pointe le MPB.

Taxe à l’importation

Autre élément défavorable : la Chine a relevé le tarif d’importation pour la viande porcine à 12 % au 1er janvier 2022, contre 8 % l’an dernier. « Le pays souhaite protéger sa production et réguler les prix au détail », explique Jan Peter Van Ferneij, économiste à l’Institut du porc (Ifip). Selon le spécialiste, cette taxation aura pour les fournisseurs « des conséquences à la fois sur les volumes et la valeur des exportations ».

Vincent Guyot

Les envois français se maintiennent

Selon l’Ifip, en cumul de janvier à octobre 2021, les exportations françaises de viande et produits porcins ont progressé de 6,4 % sur un an pour atteindre 671 900 tonnes. Sur cette période, elles s’établissent à 189 600 t vers la Chine, soit une progression de 15 % par rapport à 2020. Néanmoins, sur le seul mois d’octobre 2021, les envois français ont reculé de 2,5 % par rapport à septembre, et ont chuté de 60 % vers la Chine.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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