À la fin de février 2026, la direction générale de la santé et de l’alimentation (DG Santé) de la Commission européenne rendait état d’un audit réalisé au Brésil. D’après le rapport, de la viande de vache traitée à l’hormone œstradiol 17B a été importée « par erreur » dans l’Union européenne en 2025, en raison d’un système de traçabilité brésilien très défaillant. « Les autorités brésiliennes ont délibérément masqué la situation », estime la Fédération nationale bovine (FNB), vent debout contre l’accord avec les pays du Mercosur actuellement appliqué provisoirement.

Lettre ouverte à Emmanuel Macron

« La France n’a pas le droit de demeurer les bras ballants devant un tel scandale alimentaire et politique », déplore l’organisation syndicale dans une lettre ouverte adressée au président de la République Emmanuel Macron, le 4 mars 2026. Pour rappel, l’œstradiol 17B est interdit au sein de l’Union européenne car catégorisé comme cancérigène.

La FNB appelle donc le chef de l’État « à la suspension immédiate de toute importation de bœuf brésilien sur notre territoire, et à veiller aux viandes qui pourraient être rebaptisées européennes à leur entrée dans d’autres États membres ».

L’association spécialisée de la FNSEA pour la viande bovine, pointe du doigt l’intransigeance de l’Union européenne qui « impose en interne » des normes « sans limite », mais qui se montre « laxiste envers les produits d’import ». Pour la FNB, « la coupe est pleine ! »