Depuis le début de la saison, qui s’étend d’août 2025 à juillet 2026, la France est de nouveau confrontée à plusieurs foyers de grippe aviaire. Au 2 janvier 2026, le ministère de l’Agriculture recense 105 foyers en élevage situés dans de nombreux départements : Pas-de-Calais, Loire-Atlantique, Lot-et-Garonne, Vendée, Cher, Haute-Marne, Allier, Côte-d’Or, Marne, Dordogne, Maine-et-Loire, Loire, Deux-Sèvres, Haute-Vienne, Ain, Yvelines, Somme, Finistère, Loir-et-Cher, Calvados, Landes, Côtes-d’Armor et Nord.

Dans un communiqué diffusé le 2 janvier, il rapporte également 14 foyers dans des basses-cours et chez des oiseaux captifs en Seine-Maritime, Vendée, Charente-Maritime, Loire-Atlantique, Loir-et-Cher, Bas-Rhin, Aube, Gironde, Ain, Indre-et-Loire et dans la Drôme. Face à cette recrudescence des cas de grippe aviaire dans la faune sauvage et en élevage, la France est placée en niveau de risque élevé depuis le 22 octobre 2025.

Surveillance renforcée

Ce niveau de risque implique la mise en place de mesures renforcées, « en complément des mesures de biosécurité à appliquer de manière permanente ». Lorsqu’un foyer est détecté, des restrictions sanitaires sont déployées afin de limiter la propagation du virus.

Dans les exploitations infectées :

  • Le dépeuplement des foyers,
  • Si c'est nécessaire, la mise à mort préventive des animaux dans un périmètre défini par arrêté préfectoral,
  • Le nettoyage et la désinfection des sites.

Dans les exploitations voisines des foyers (élevages situés en zones réglementées) :

  • Une surveillance accrue,
  • Une biosécurité renforcée avec la mise à l’abri des oiseaux,
  • L’interdiction des mouvements des volailles,
  • La restriction des activités de chasse au gibier à plumes.