« La distribution aggrave la crise », dénonce la FNSEA dans un communiqué paru le 4 octobre 2022, à propos des difficultés que rencontre la filière bio. Selon le syndicat majoritaire, la baisse de la consommation de produits bio peut s’expliquer par l’inflation et la baisse du pouvoir d’achat des Français, mais également par l’attitude des distributeurs.

Des marges plus importantes et une offre moindre

La FNSEA explique que les prix des produits issus de l'agriculture biologique restent élevés, et augmentent même parfois sur certains produits comparativement aux produits conventionnels. Un constat étayé par FranceAgriMer en comité de suivi des relations commerciales, selon le syndicat. Dans le même temps, les prix payés aux producteurs diminuent.

En parallèle, la FNSEA pointe du doigt la baisse de l’offre en magasin. Une diminution qui serait même supérieure à la baisse des ventes en volume. « Le bio laisse peu à peu sa place aux gammes premiers prix et autres MDD (marques de distributeur) dans les rayons », souligne le syndicat.

Davantage de transparence

Le syndicat majoritaire demande davantage de transparence de la part des distributeurs, notamment sur l’étiquetage de l’origine des produits. Et il rappelle que les distributeurs spécialisés sont encore absents des travaux menés au sein de l’Observatoire des prix et des marges.

La FNSEA demande également l’application des lois Egalim 1 et 2 pour mieux structurer les prix en marche avant, respecter la non-négociabilité de la matière première agricole jusqu’au distributeur, et avoir les moyens d’atteindre l’objectif de 20 % d’alimentation bio dans la restauration collective (contre 4% aujourd’hui).