« Les surfaces de colza sont en déclin, constate Christophe Beaunoir, directeur général de Saipol, filiale d’Avril, à l’occasion d’une conférence le 15 septembre 2020. « Il s’agit de redonner de la valeur à la culture autour de la réduction des gaz à effet de serre (GES), en allant la chercher en aval pour la redistribuer en amont », ajoute-t-il.

 

Destiné aux agriculteurs et aux organismes stockeurs, le service Oleoze rémunère en effet les pratiques culturales de conservation des sols avec des prix au-dessus du marché, sous forme de bonus allant jusqu’à 40 €/t. Un simulateur est disponible sur la plateforme digitale d’Oleoze (www.oleomarket.fr) pour tester son éligibilité.

 

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Objectif de 300 000 t contractualisées

Depuis son lancement, près de 10 000 t de graines (600 t en tournesol, le reste en colza) ont été contractualisées via Oleoze. « À terme, nous comptons voir transiter de l’ordre de 300 000 t de colza et de tournesol par notre solution, soit 7 à 8 % des volumes que nous transformons », poursuit Christophe Beaunoir.

 

Plusieurs organismes collecteurs et groupements certifiés se sont déjà engagés dans la démarche, comme Axéréal (voir l’encadré), la Scael ou encore la Fédération du négoce agricole (FNA).