« Selon les estimations arrêtées au 1er janvier 2026, la production nationale de poireaux est estimée à 161 800 tonnes pour la campagne de 2025-2026 », indique le service de la statistique du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, Agreste, dans une publication du 30 janvier 2026. La production serait ainsi quasiment stable par rapport à la campagne précédente et légèrement inférieure à la moyenne quinquennale (–2 %), avec une surface également stable de 5 433 hectares destinés à la production de poireaux.
Une chute de la demande
Au début d'octobre, le marché du poireau était stable avec une demande régulière puis cette dernière a commencé à régresser. En novembre, la concurrence européenne s’est intensifiée entraînant une chute des prix de 12 % sur un an et de 5 % par rapport à 2020-2024. La baisse s’est poursuivie en décembre 2025 avec un cours inférieur de 15 % par rapport à décembre 2024, accentuée par la période des fêtes qui est peu favorable à la consommation de poireaux.
Le prix du poireau « ne couvre plus les charges » (10/02/2026)
En cumul de mai à novembre 2025, 5 600 tonnes de poireaux et autres légumes alliacés ont été exportées et 8 000 tonnes importées, soit une hausse de 6 % sur un an pour les deux. Sur la même période, le déficit du marché en volume croît de 6 % sur un an, s’établissant à 2 400 tonnes.
Des disparités dans les bassins de production
Malgré une production stable au niveau national, des disparités marquées se dessinent entre les bassins de production. À la suite d’une diminution des surfaces consacrées au poireau et des rendements moins élevés, la production recule de 21 % dans le bassin Nord. À l’inverse, elle progresse de 21 % dans le bassin Centre-Ouest, portée par de bons rendements dans la région. Le climat doux d’octobre et de novembre a permis d’assurer de bonnes performances jusqu’aux fortes gelées de décembre qui ont ensuite compliqué les arrachages au champ.