Les cinq militants, âgés de 26 à 66 ans, étaient poursuivis pour "participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences" lors d'une manifestation rassemblant entre 4000 et 7000 personnes à Sainte-Soline contre le chantier d'une retenue d'eau à la fin du mois d'octobre.

La peine, allant de deux mois d'emprisonnement avec sursis pour trois des prévenus à trois mois avec sursis pour les deux autres, est également assortie d'une interdiction de séjour de trois ans dans les Deux-Sèvres. L'avocat de deux des mis en cause, Maître Alexis Baudelin, a annoncé faire appel de la décision.

Rendre l'eau disponible pour l'irrigation

Manifestants et forces de l'ordre avaient déploré des dizaines de blessés, une poignée d'entre eux ayant été hospitalisés. La "bassine" de Sainte-Soline est une des 16 réserves de plusieurs centaines de milliers de mètres cubes qui doivent voir le jour dans les Deux-Sèvres.

Élaboré par un groupement de 400 agriculteurs avec le soutien de l'État, ce projet vise à rendre disponible de l'eau pour l'irrigation durant l'été, grâce au pompage des nappes phréatiques superficielles en hiver.

Selon ses détracteurs, ces retenues représentent une forme d'"accaparement de l'eau" destiné à l'"agro-industrie". D'autres militants, interpellés lors de précédentes manifestations contre des projets de retenues d'eau dans la Charente-Maritime et dans les Deux-Sèvres en septembre et novembre 2021, comparaîtront les 5 et 6 janvier à La Rochelle et à Niort.