Dans son bulletin mensuel du 21 novembre 2022, la Commission européenne fait état d'un "automne exceptionnellement chaud" dans l'Union européenne. Elle juge néanmoins que les effets négatifs de l'excédent de température "ne sont pas encore alarmants".

Développement des ravageurs

En céréales, "les températures ont été favorables à l'implantation et au développement des cultures". Mais celles-ci n'ont pas encore commencé leur processus d'endurcissement, "augmentant le risque de dommages aux cultures en cas de gel soudain, rappelle la Commission. De plus, les températures ont favorisé le développement des ravageurs, qui font actuellement l'objet d'une surveillance étroite".

En revanche, des conditions sèches ont été observées dans le sud de l'Europe : sud de la France, nord et sud de l'Espagne, Italie, Slovénie, Croatie, Roumanie, et Bulgarie. "La situation est la plus grave dans le sud-est de la Bulgarie, où peu de pluies sont tombées depuis août." Dans cette zone, la Commission juge que des resemis sur une superficie "importante" pourraient être nécessaires au printemps.

Dans certaines zones, les agriculteurs attendent des pluies avant de semer. La Commission européenne précise que l'ampleur de l'évolution sur un an des surfaces de céréales d'hiver "reste incertaine", mais que "les changements au niveau de l'Union européenne devraient être mineurs".

Pression parasitaire "considérable" sur le colza

La douceur des températures "a favorisé le développement du colza dans les principaux pays producteurs", estime la Commission. Dans le sud-ouest de la France, "le manque d'eau persistant est susceptible d'avoir entravé le développement" de l'oléagineux. En Allemagne, en Pologne et en Belgique, les conditions climatiques ont permis "aux cultures de rattraper leur retard". La plupart des "peuplements sont suffisamment développés pour résister à l'hiver".

En revanche, une pression parasitaire "considérable" a été signalée "dans de nombreuses régions de production (par exemple en Pologne et en Belgique)".