Les premières estimations, réalisées par échantillonnages au 1er juillet 2022, rassurent les observateurs de la production de poires de table. Sauf accident, la production a des chances de retrouver son niveau habituel, voire de le dépasser, à la suite de la demi-récolte de 2021 pénalisée par le gel d’avril.

 

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La production nationale de poires de table se situerait autour de 140 000 tonnes, selon les estimations régionales regroupées par Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture. Elle serait donc supérieure de 17 % à la moyenne des cinq dernières années, qui contient la catastrophe de 2021 mais aussi la récolte exceptionnellement haute de 2020. Le secteur s’approcherait donc de son plein potentiel, en particulier dans le sud de la France (Occitanie et Paca) où les protections contre le gel de cette année ont bien fonctionné.

 

Les surfaces sont globalement stables à 5 900 hectares, même si les Pays de Loire ont tendance à poursuivre leurs implantations sur le même rythme que les années précédentes.

Des prévisions optimistes

En revanche, la production prévisible fait des bons par rapport à l’année dernière, en particulier dans le sud de la France et dans le Rhône-Alpes (de 100 % à 200 % de hausse). Dans le Centre-Val de Loire, le rebond est moins spectaculaire, bien que réel (respectivement 61 % et 25 %).

 

Les premières récoltes sont prévues avec dix jours d’avance dans le Rhône-Alpes. La sécheresse affecte le développement dans les régions du Sud. En revanche, la floraison s’est remarquablement bien passée dans les Pays de la Loire, nécessitant un éclaircissage important.

 

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