En pommes de terre, les contrats 2026 « font l’effet d’un véritable séisme » et « plongent les producteurs dans une zone de crise économique profonde et durable », estime l’Union nationale des producteurs de pommes de terre (UNPT) dans un communiqué diffusé le 5 février 2026.
Le syndicat, association spécialisée de la FNSEA, « appelle les producteurs à la plus grande vigilance dans leurs décisions individuelles de plantation. » Quelques jours plus tôt, son président Geoffroy d’Evry déclarait que si les industriels ne prennent pas conscience de l’importance de davantage protéger les producteurs, « l’UNPT mettra en œuvre, s’il le faut, des actions syndicales. »
Concrètement, l’UNPT pointe deux éléments :
1. La baisse des volumes contractualisés
L’UNPT dénonce « une dérive préoccupante de dé-contractualisation, matérialisée par une réduction significative des volumes contractualisés à l’hectare, pouvant atteindre jusqu’à – 20 % ». Le syndicat regrette aussi « la structure de certains contrats, qui permettra à certains opérateurs de se replier sur le marché libre en cas de retournement conjoncturel défavorable au producteur. » Au contraire, il souhaite voir la contractualisation se renforcer et se sécuriser.
2. Des prix en recul et en dessous des coûts de production
Selon le syndicat, « les prix contractuels proposés sont largement inférieurs aux coûts de production sur la partie engagée avec des niveaux annoncés en recul de -25 % par rapport à la campagne précédente ». Il cite l’exemple suivant : autour de 130 €/t en 2026 pour la variété Fontane base « départ champs », contre 180 €/t en 2025. L’UNPT juge que « ces propositions sont en rupture manifeste avec l’esprit et les objectifs des lois Egalim et conduisent à un transfert intégral du risque économique sur les producteurs ».