La production française de jeunes bovins a reculé de 5 % sur l’année 2025, soit une perte de 15 000 tonnes-équivalent carcasse (tec), selon les tendances lait et viande de l’Institut de l’élevage (Idele), publiées le 23 février 2026. Pour autant, les exportations françaises de viande bovine ont baissé de seulement 1 %, soit 1 000 tec de moins qu’en 2024. Ces 241 000 tec envoyées reflètent les forts besoins qui persistent dans les États membres de l’Union européenne, à savoir l’Italie, l’Espagne et le Portugal.

La hausse des prix en France à partir du mois d’août a ralenti les envois, qui ont augmenté de 2 % vers l’Italie, pour s’établir à 55 000 tec sur l’année 2025. Les envois ont également augmenté vers la Belgique (23 000 tec, +4 %), l’Espagne (6 000 tec, +30 %) et le Portugal (5 500 tec, +23 %). À l’inverse, ils ont reculé vers l’Allemagne (40 000 tec, –2 %), la Grèce (35 000 tec, –7 %), et enfin vers les pays tiers (8 000 tec, –42 %).

Légère baisse des importations

En parallèle, les importations françaises de viande bovine réfrigérée, congelée et transformée ont légèrement reculé de 1 % par rapport à 2024, pour s’établir à 354 000 tec. Une baisse de 4 500 tec qui résulte d’un recul des achats de 5 % depuis les Pays-Bas. Bien qu’ils soient nos premiers fournisseurs à hauteur de 76 000 tec, leur production de veaux est en berne. De même pour l’Irlande, qui voit ses abattages de vaches réduits de 20 % en 2025. Nos importations depuis l’île s’établissent à 57 000 tec, soit 3 % de moins qu’en 2024. Même dynamique depuis l’Italie (–4 %), l’Espagne (–7 %) et la Belgique (–18 %).

Les seuls pays à contre-courant sont la Pologne, auprès de laquelle nous avons importé 8 % de plus qu’en 2024 en raison d’un prix attractif, et le Royaume-Uni (+ 4 %), « dont une partie est réexportée vers les Pays-Bas », rappelle l’Idele. Et d’autres pays tiers (+16 %), « principalement du Mercosur pour 5 500 tec. »