« Avec la baisse du prix du lait, on aurait tendance à penser que les éleveurs réforment leurs vaches laitières, qu’ils n’ont pas réformées à la fin de l’année 2025, explique Caroline Monniot, agroéconomiste à l’Institut de l’élevage. Cependant, la hausse des sorties de vaches laitières est mesurée. »

« Le cheptel laitier est en forte baisse »

« Sur les 7 premières semaines de 2026, le nombre de vaches de réforme laitières abattues augmente de 1,6 % par rapport à la même période en 2025. Ce n’est pas grand-chose. Ce n’est pas l’afflux que l’on aurait pu craindre, car le cheptel laitier est en forte baisse, de 2,6 % depuis le premier janvier. »

« Cette hausse des réformes n’implique pas de baisse de prix, car le marché français est toujours en manque de bovins, poursuit Caroline Monniot. Les abatteurs restent en concurrence pour s’approvisionner. Au 15 février, la vache O cotait 6,61 € par kilo de carcasse, soit 34 % au-dessus de l’année dernière. Cette cotation a augmenté de 17 centimes sur le début de l’année 2026. »

Caroline Monniot est agroéconomiste à l’Institut de l’élevage. (©  Caroline Monniot)

« Le cours de la vache P est à 6,31 €, soit 36 % de plus qu’en 2025. Désormais, nous allons entrer dans le printemps qui est une saison où il y a peu de réformes. Il y a certes un peu plus de réformes, mais je pense que le retournement de la conjoncture laitière n’est pas suffisant pour chambouler le marché de la viande bovine. »