Les conditions des cultures d’hiver « restent globalement satisfaisantes dans toute l’Europe », résume la Commission européenne dans son observatoire de l’état des cultures publié le lundi 2 mars 2026. La Commission souligne toutefois deux sources d’inquiétude pour certaines régions du nord et de l’est du Vieux Continent, touchées par des « gelées sévères et persistantes », et pour l’ouest de la France et le sud de l’Europe qui ont connu des précipitations abondantes.

Dans le premier cas, des dégâts importants et « localisés » pourraient être prochainement observés, en particulier sur les zones où la couverture neigeuse était insuffisante au début des vagues de froid. Les températures sont notamment descendues entre –20 et –30°C en Finlande, dans les pays baltes, en Pologne et en Ukraine. Les orges et colzas, moins tolérants aux faibles températures, pourraient être davantage affectés que le blé tendre « généralement bien endurci », précise la Commission.

Endurcissement supérieur à la moyenne

La Commission européenne ajoute que l’endurcissement des cultures d’hiver « est plus avancé que l’année dernière et se situe actuellement légèrement au-dessus de la moyenne ». Le blé d’hiver est entièrement ou presque entièrement endurci dans la majeure partie du nord et de l’est de l’Europe.

L’endurcissement est en revanche partiel ou avancé dans l’ouest et le sud-ouest de la France, le centre de l’Espagne, certaines zones du centre et du sud de l’Italie, le sud de la Bulgarie et la région de la mer Égée. Plus au sud, les cultures d’hiver restent légèrement, voire pas endurcies.

Les précipitations abondantes dans certaines régions de l’ouest de la France, du sud de l’Europe et de la région méditerranéenne occidentale ont, quant à elles, « permis de reconstituer l’humidité des sols et les réservoirs locaux, mais ont provoqué des inondations localisées », estime la Commission européenne. Localement, des parcelles pourraient être retournées.