En volume en 2024, les exportations de fruits et légumes transformés ont progressé de 3 % par rapport à 2023, et de 2 % par rapport à la moyenne 2021-2023. À l’inverse, les importations ont reculé de 4,5 % sur un an. La tendance est similaire en valeur, ce qui porte la balance commerciale de cette filière à -1,56 milliards d’euros. Bien que restant largement déficitaire, elle s’améliore ainsi de 6 % par rapport à 2023, mais reste supérieure de 7 % à la moyenne triennale du fait de l’inflation, comme l’a présenté Victoire Cassignol, directrice générale de l’Anifelt, l’interprofession des fruits et légumes transformés, le 12 janvier 2026.
À noter qu’une grande partie des fruits et légumes transformés importés sont « des produits intermédiaires utilisés par les industriels pour fabriquer des produits valorisés en seconde transformation », telles que des purées de légumes destinées à être assemblées en soupes, a-t-elle précisé.
Maïs doux à l’export
À l’export, les légumes en conserve et surgelés arrivent en tête avec chacun 32 % de part de marché, devant le maïs doux, à 25 %. À l’import, les produits à base de tomates dominent avec 38 %.
Chez les fruits, « on constate que depuis 2019, les importations de produits transformés sont en nette diminution en volume, a ajouté Victoire Cassignol. Ils diminuent encore en 2024, de 10 %. En valeur, les principaux produits importés sont les jus, suivis par les fruits en sirop, les confitures et enfin les compotes ».
Volumes livrés aux usines en baisse
Comme le rappelle Victoire Cassignol, l’année 2024 a été pluvieuse avec un manque d’ensoleillement « remarquable » et des températures plus élevées que la moyenne. La campagne a toutefois été « relativement satisfaisante » pour les cultures légumières. Quant aux fruits, « après plusieurs années marquées par des épisodes de gel, la plupart des productions fruitières ont retrouvé un vrai potentiel de production », a-t-elle résumé.
Près de 2,2 millions de tonnes de fruits et légumes ont ainsi été livrées aux usines pour leur transformation, ce qui représente 29 % des légumes et 22 % des fruits produits en France. Les livraisons ont reculé de 1 % par rapport à 2023, masquant un repli pour les légumes et une hausse pour les fruits. Les surfaces de légumes ont diminué en 2024 de 4,2 % sur un an du fait du repli de la demande industrielle. Les soles de vergers sont quant à elles « structurellement en baisse », de 2 % sur un an et de 3,8 % par rapport à la moyenne 2021-2023.
À noter, en fruits, un fort repli de la fabrication de jus et nectars, de 19 % sur un an et de 18 % par rapport à la moyenne triennale, lié à une tendance de fond de déconsommation de ce type de produits.