Malgré une hausse des rendements de tournesol en un an, à 20,9 q/ha contre 19,6 q/ha en 2024 (marquée par des intempéries en fin de cycle), la production française a subi les conséquences de la sécheresse estivale (surtout au sud) en 2025 et des surfaces cultivées en baisse, à 686 000 hectares contre 754 000 hectares en 2024. La production s’est établie à 1,4 million de tonnes, en baisse de 3 % sur un an, et de 19 % par rapport à la moyenne quinquennale.

En Europe, la production a légèrement progressé, à 8,5 millions de tonnes (contre 8,3 millions de tonnes l’an passé). Pour la deuxième année consécutive, son potentiel a été entamé par des conditions climatiques défavorables et une baisse des surfaces.
Production mondiale en hausse
La production mondiale s’est hissée à 55,3 millions de tonnes, supérieure à la moyenne quinquennale de 53,4 millions de tonnes. En un an, on relève une récolte en hausse de 7,6 % en Russie (18,3 millions de tonnes), de 4,9 % en Ukraine (12,9 millions de tonnes) et de 3,9 % en Argentine (5,2 millions de tonnes).
La consommation mondiale de 55 millions de tonnes augmente de 5 % en un an du fait de l’accroissement de la demande en Europe et en mer Noire. Dans un contexte de hausse de la consommation et de faibles disponibilités, la graine a bénéficié d’un rebond des cours afin de répondre notamment aux besoins des filières oléiques. Cette tension sur les prix pourrait perdurer alors que les importations européennes d’huile de tournesol étaient en retard par rapport à la même période l’an passé.