L’interdiction de la castration à vif des porcs mâles, au 1er janvier 2022, obligera les éleveurs à se tourner vers d’autres alternatives : castration sous anesthésie locale, immunocastration ou production de mâles entiers.

Comparaison de deux situations

L’Ifip a mis au point SIM’Alter, un calculateur de l’incidence économique en élevage. Le simulateur permet de consulter des scénarios déjà paramétrés représentant des cas types moyens. « Pour chaque scénario, il compare deux situations d’élevage. D’une part, la production de femelles et de mâles castrés (sous analgésie et anesthésie locale) avec distribution en engraissement d’un aliment classique. D’autre part, la production de femelles et de mâles entiers recevant tous un aliment “mâles entiers” enrichi en acides aminés », explique Alexia Aubry, de l’Ifip. Le calculateur estime l’incidence de l’arrêt de la castration sur la charge alimentaire, la main-d’œuvre, les dépenses de santé et la rémunération des carcasses.

Il en ressort une réduction de la charge alimentaire de 3,30 €/porc sorti (quel que soit le prix de l’aliment) pour le mâle entier. Sur le plan de la main-d’œuvre, il faut compter 1 minute 35 secondes par porcelet castré (anesthésie locale). L’économie de charges de main-d’œuvre et de dépenses de santé est estimée à environ 0,70 €/porc sorti. « Au total, on obtient un gain pour l’éleveur entre 5,15 et 5,45 €/porc sorti pour le scénario « femelles + mâles entiers » versus « femelles + mâles castrés ». »

L’outil est librement accessible sur internet (1). Sim’Alter propose également un scénario libre pour construire sa propre analyse.

Isabelle Lejas

(1) https://gtdirect.ifip.asso.fr