L’industrie britannique de la volaille a salué ce lundi 27 septembre 2021 l’assouplissement de la politique d’immigration post-Brexit pour pouvoir embaucher plus de travailleurs étrangers. En revanche, elle craint que ce geste soit insuffisant et trop tardif pour mettre fin aux pénuries.

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10 500 visas de travail provisoires

Face aux étalages qui se dégarnissent, essentiellement à cause d’un manque de chauffeurs routiers, et au spectre de rayons vides à Noël, Londres s’est finalement résolu le samedi 25 septembre à amender sa politique d’immigration et à accorder jusqu’à 10 500 visas de travail provisoires.

Ces permis de trois mois doivent pallier un manque criant de chauffeurs routiers mais aussi de personnel dans des secteurs clés de l’économie britannique, comme les élevages de volailles.

« La décision du gouvernement apportera un soulagement à court terme, nécessaire aux chaînes d’approvisionnement », a réagi le British Poultry Council dans un communiqué, mais « nous espérons que ce ne sera pas trop peu ou trop tard ».

Pénuries en série

Le secteur, qui emploie 40 000 personnes au Royaume-Uni, dont 22 800 citoyens de l’Union européenne, est l’un des plus touchés par les pénuries de main-d’œuvre qui affectent l’ensemble de l’économie britannique.

Celles-ci sont dues notamment à la pandémie, qui a incité de nombreux travailleurs étrangers à rentrer dans leur pays. La situation est aggravée par le Brexit, qui a introduit des formalités d’immigration bien plus complexes.

Le secteur de l’alimentation a en outre été frappé la semaine dernière par une crise d’approvisionnement en dioxyde de carbone, utilisé dans l’abattage des animaux et la chaîne du froid, liée à l’envolée historique des prix du gaz naturel.

Le transport routier souffre de son côté d’un manque criant de chauffeurs routiers qui contribue largement depuis plusieurs mois aux problèmes de chaînes d’approvisionnement. Dernières en date : les pénuries d’essence, qui se sont aggravées pendant le week-end sous l’effet des « achats de panique » des automobilistes inquiets.

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AFP