« Selon les agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), le loup ne serait pas responsable de la mort de ce jeune veau né quelques jours plus tôt, car l’attaque à la gorge n’a pas été prouvée », indique Alexandre Pagnaud, de l’association « Préservons nos troupeaux des loups en Limousin ».

Quel animal aurait pu dépecer ce veau de la sorte ? Les chiens errants ? Sauf que l’éleveur n’a rien entendu, alors que l’exploitation est située près de la prairie où pâturait le troupeau et que les restes sont peu caractéristiques du mode opératoire des chiens.

Troupeau surveillé

La veille à 22h00, l’éleveur avait vu le veau téter sa mère. À cette époque de l’année, en pleine période de vêlage, il multiplie les visites auprès de ses animaux. Le lendemain à 7h30, il a été stupéfait de découvrir son veau dans cet état.

« Les restes étaient frais, il est possible que les prédateurs aient été dérangés par le bruit du tracteur qui démarre, suppose Alexandre Pagnaud. Depuis 2018, c’est le vingtième veau que nous soupçonnons prédaté par les loups. J’ai fait des prélèvements, […] pour connaître l’origine du ou des loups responsable(s) et ou si ce sont des hybrides. »

Plafond de prélèvement relevé de 2 %

Ailleurs en France, les prélèvements de loups se sont poursuivis la semaine dernière. Ainsi comme le plafond de 90 loups abattus a été atteint le 12 septembre, le préfet d’Auvergne-Rhône-Alpes a relevé le plafond d’individus pouvant être prélevés de 2 %, ce qui porte à 100, le nombre d’animaux pouvant être tués. La FNSEA avait demandé la poursuite des prélèvements la semaine dernière.

M.-F. Malterre