« On ne va pas regarder la pluie tomber du ciel pendant six mois et la chercher les six autres mois de l’année, a défendu Didier Guillaume sur le plateau de CNews ce matin. Il s’agit de capter l’eau de pluie, de la retenir dans des retenues collinaires, […] pour pouvoir la restituer après dans les sols lorsqu’il y a sécheresse. »

Les recours des associations

Alors que ces projets sont régulièrement attaqués devant les tribunaux administratifs par les associations de défense de l’environnement, le ministre a rappelé avoir, avec le ministère de la Transition écologique, « obtenu une instruction arbitrée par le Premier ministre » pour « à nouveau faire des retenues d’eau ».

Le document signé en juin lors des Assises de l’eau, mais jamais réellement médiatisé jusqu’à présent, définit l’objectif de parvenir à 60 retenues d’eau « d’ici à 2022 », et « les instructions des projets vont démarrer en 2019 », a précisé le cabinet du ministre de l’Agriculture dans la matinée.

Dix-huit projets contestés

Treize projets de « bassines » dans le département des Deux-Sèvres, deux en Charente-Maritime et un dans la Vienne sont notamment contestés par des militants écologistes. Ils dénoncent un système pompant principalement les ressources des nappes souterraines et soutenant l’agriculture jugée « intensive ».

Les retenues vont « se faire sur des projets de territoire discutés » avec les écologistes, a affirmé Didier Guillaume, appelant au « pragmatisme ». « Si on veut continuer à avoir une agriculture française, et ne pas importer [des produits agricoles, NDLR] dont nous ne voulons pas, alors il faut que l’agriculture française soit résiliente », a-t-il martelé.

AFP