Conclu le 28 avril dernier, l’accord entre l’Union européenne et le Mexique prévoit d’ouvrir le marché communautaire à certains produits agricoles, dont la viande bovine.

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« Démanteler le cartel du libre-échange »

« Ces accords de commerce et d’investissement encouragent la spécialisation des territoires et empêchent toute politique publique ambitieuse sur le plan écologique et social », selon la Confédération paysanne. « Poursuivre cette voie de libéralisation est un affront aux paysannes et paysans du monde qui nourrissent les populations, et un scandale qui ne peut plus durer », continue le syndicat.

Pour exprimer son opposition à « tous ces accords qui placent l’intérêt des investisseurs et le profit des multinationales au-delà des droits sociaux [et] environnementaux », le syndicat a donc décidé d’adresser directement un courrier à la présidente de la Commission européenne, Ursula Van der Layen, le 20 mai 2020.

La Confédération paysanne appelle à interpeller les parlementaires et élus pour faire cesser ces accords, ainsi qu’à une mobilisation sur les réseaux sociaux et sur le terrain.

Relocaliser l’alimentation

Alors que d’autres accords sont en cours de négociation avec l’Australie ou la Nouvelle-Zélande, le syndicat réclame une relocalisation des systèmes alimentaires et de l’économie. « Toutes les populations mexicaines et européennes sont perdantes et victimes de cet accord de libre-échange » qui « ne tire aucun enseignement de la crise sanitaire du coronavirus », écrit le syndicat.

A. Gambarini