Le centre commun de recherche de la Commission européenne a réalisé une étude parue le 26 janvier 2021, qui actualise une étude déjà menée en 2016, et qui couvre les effets cumulés de douze accords commerciaux (1) pour le secteur agroalimentaire européen, d’ici à 2030.

Selon les projections, à cette date, ces douze destinations, qui font déjà l’objet d’un accord commercial ou pour lesquels un accord est envisagé, devraient représenter 13 % des exportations agroalimentaires de l’Union européenne et être à l’origine de 34 % de ses importations agroalimentaires

Augmentation substantielle des exportations

D’après les conclusions de cette étude, le programme commercial de l’Union européenne (UE) devrait avoir une incidence globalement positive sur l’économie et le secteur agroalimentaire. Les accords commerciaux devraient entraîner une augmentation substantielle des exportations agroalimentaires européennes (estimées entre 4,7 et 5,5 milliards d’euros) et des hausses plus limitées des importations (estimées entre 3,7 et 4,7 milliards d’euros), ce qui créerait une balance commerciale globalement positive.

Valdis Dombrovskis, vice-président exécutif chargé du Commerce, s’est félicité du résultat de cette étude. Elle « montre que nous avons été en mesure de trouver le juste équilibre entre offrir davantage de possibilités d’exportation aux agriculteurs de l’UE, tout en les protégeant des effets potentiellement néfastes de l’augmentation des importations. Le soutien au secteur agroalimentaire restera un élément clé de la politique commerciale de l’UE. »

Des filières qui s’en sortiraient mieux que d’autres

L’étude de la Commission montre que des filières agricoles devraient mieux s’en tirer que d’autres. Ainsi, les produits laitiers, le porc, le blé et le vin pourraient bénéficier d’opportunités commerciales, tandis que les filières des viandes bovine, ovine ou encore de la volaille devrait être encore plus vulnérables.

Il est à noter que cette étude prospective ne prend pas en compte les incidences environnementales, climatiques et sociales de ces accords de libre-échange.

Bertille Quantinet

(1) Accords de libre-échange pris en compte : Australie, Canada (Ceta), Chili, Indonésie, Japon, Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay), Mexique, Malaisie, Nouvelle-Zélande, Philippines, Thaïlande et Vietnam.