Scandant « sans agriculteur ni éleveur, le monde entier s’effondre », les manifestants ont parcouru le 23 janvier 2022 quatre kilomètres dans le centre de Madrid, du ministère de la Transition écologique jusqu’à celui de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Alimentation.

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Des normes « incohérentes » et des coûts de production élevés.

« Face à la vente à perte, tolérance zéro », était-il inscrit sur une pancarte fixée sur l’un des tracteurs ouvrant le cortège. Cette mobilisation était à l’appel de quelque 500 associations rurales qui dénoncent la difficulté à vivre d’activités « menacées par des normes incohérentes » et des coûts de production élevés. Les manifestants réclament plus d’attention de Madrid.

« Nous voulons donner de la visibilité à la situation du monde rural, tenter d’influer sur les politiques agricoles, concernant l’élevage, sociales, environnementales, mais aussi informer la société. Nous avons besoin qu’elle nous soutienne », a déclaré à la presse Carlos Bueno, secrétaire général de l’organisation « Alma rural ».

« Rendre visible » l’Espagne rurale

« Oui, oui, oui, la campagne est ici », reprenaient en chœur les manifestants, parmi lesquels des groupes défendant la tauromachie, un secteur qui se dit affecté par la récente application de la loi sur le bien-être animal.

Le dirigeant de l’opposition Pablo Casado, président du Parti populaire (PP, droite), a exprimé sur Twitter son soutien à ceux « qui, aujourd’hui, manifestent à Madrid pour rendre visible l’Espagne rurale et réclamer que l’on ne méprise pas les agriculteurs, les éleveurs et les pêcheurs ».

Le gouvernement du socialiste Pedro Sanchez a marqué son engagement envers le monde rural en soulignant qu’il avançait un plan d’investissements pour faire de la campagne un « espace de droits et d’opportunités ».

AFP