Dans son rapport trimestriel, la Rabobank fait état d’un marché mondial actuellement solide mais s’interroge sur des disponibilités toujours plus importantes.

Les exportations brésiliennes en hausse de 20 %

La hausse de la production bovine brésilienne, combinée avec le déclin des exportations de porcs et de volailles provoque un afflux de protéines animales sur le marché intérieur. « Cette nouvelle dynamique a mis les prix sous pression et pourrait pousser les industriels du secteur bovin à rechercher encore plus de débouchés sur le marché international », estime la Rabobank. Les exportations de viande bovine brésilienne ont d’ailleurs augmenté de 20 % au premier trimestre de 2018.

L’Australie développe ses envois en vif vers la Chine

En 2017, l’Australie a exporté ses premiers bovins allaitants vivants (hors reproducteurs) vers la Chine. « À la fin de 2017, les partisans [de ces échanges] ont déclaré que 100 000 têtes pourraient être ainsi exportées en 2018 », rapporte la Rabobank. Ce nouveau marché pourrait réduire le volume des exportations australiennes à destination des autres pays d’Asie du Sud-Est, et ainsi libérer des parts de marchés pour d’autres exportateurs.

Sur les quatre premiers mois de l’année, les envois de bovins vifs ont augmenté de 29 %, par rapport à cette même période en 2017. Les exportations de viande bovine ont progressé de 32 % en avril, par rapport à avril 2017.

Les États-Unis sous le coup de la sécheresse

Depuis l’automne dernier, la sécheresse est l’élément perturbateur numéro un de la filière bovine américaine. Au 26 avril, 70 % du cheptel américain était localisé dans un des vingt États touchés par le manque de précipitations. En conséquence, les veaux entrent plus jeunes en phase d’engraissement, ce qui devrait perturber les prix des animaux finis jusqu’en août, et réduire les approvisionnements au quatrième trimestre.