« Garantir l’absence de circulation des virus de l’influenza aviaire [H5 et H7] sous formes subcliniques, notamment pour certaines populations de volailles d’espèces peu sensibles », tel est l’objectif de la campagne de surveillance du virus en France. Elle a débuté le 29 juillet 2021 et se poursuivra jusqu’au 30 novembre prochain.

Sont exclus les ateliers de poulets de plein air, de pintades, de cailles et de ratites. « Une attention particulière sera apportée aux élevages de gibiers qui sont vides une partie de l’année, précise le ministère de l’Agriculture. Autant que possible, les gibiers de repeuplement seront prélevés avant les lâchers qui débutent à la fin de l’été (août). »

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Élevages à dépister d’office

Le nombre d’élevages à prélever a été déterminé en fonction des effectifs par production et par département. L’échantillonnage comprendra notamment des élevages à dépister d’office :

  • Les sites d’exploitation de palmipèdes reproducteurs ayant obtenu des résultats sérologiques non négatifs vis-à-vis de l’influenza aviaire au laboratoire national de référence en 2020 ou n’ayant pas de résultats sérologiques pour l’année 2020, faute d’animaux en production.
  • La totalité des élevages reproducteurs d’oies et de gibier palmipède (canards colverts). « Du fait de la faible taille de ces filières, l’enquête annuelle est en effet exhaustive pour ces types de productions », souligne le ministère.

Un seul atelier sera prélevé par élevage, « de préférence l’atelier hébergeant les animaux les plus âgés. » Si l’établissement est fermé ou ne détient pas d’animaux pendant toute l’année civile, il ne sera pas prélevé et un autre élevage devra être choisi, indique l’instruction.

Sélection selon des critères de risques

En dehors des élevages à dépister d’office, chaque DDecPP (1) sélectionne puis prélève le nombre d’élevages requis pour chaque catégorie : « Les critères de risque identifiés pour la sélection des élevages comprennent la localisation dans une zone à risque particulier (ZRP) ou dans une zone de forte densité d’élevages. »

Dans le cas des canards en engraissement, sont visés prioritairement :

  • Les élevages autarciques ayant des ateliers de prégavage et de gavage sur le même site.
  • Les élevages de palmipèdes situés à proximité d’un foyer de l’épizootie de 2020-2021 ou séropositifs à l’influenza aviaire lors de la campagne sérologique de 2020.

La surveillance est basée sur le risque, « en intégrant en particulier le risque lié à la potentielle contamination par les oiseaux sauvages et diffusion à bas bruit entre élevages de palmipèdes », rappelle le ministère.

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Vincent Guyot

(1) Direction départementale en charge de la protection des populations (DDecPP).