« Le nombre total d’inspections sera en diminution par rapport à la précédente programmation, tout en maintenant une pression d’inspection continue sur l’ensemble du territoire sur le reste de l’année 2021 », indique la sous-direction de la santé et du bien-être animal de la Direction générale de l’alimentation (DGAL), dans une instruction publiée le 22 juillet 2021 au Bulletin officiel.

Catégories d’élevage prioritaires

Cette note rappelle qu’il appartient à chaque DDecPP (1) et DAAF (2) de déterminer les exploitations qui seront inspectées, « sur la base de leur connaissance de l’organisation de la production avicole locale et au regard des lignes directrices nationales ». L’ordre de priorité est suivant :

  • Élevages n’ayant pas été inspectés au cours de la précédente campagne d’inspections ;
  • Élevages n’ayant pas de suivi technique de la part d’un groupement de production ou d’une coopérative, et élevages n’ayant pas de système d’audit d’évaluation de la biosécurité reconnu (EVA, Pulse, Palmi G confiance) ;
  • Élevages situés sur des zones humides ;
  • Filières produisant des volailles à destination autre que l’envoi direct vers un abattoir (volailles démarrées, vente en vif, gibier pour repeuplement, palmipèdes prêts à gaver, gibier…) ;
  • Élevages multi-espèces, y compris autres que volailles ;
  • Zones géographiques de plus forte densité d’élevages ou à proximité de couvoirs ou d’abattoirs.

Fermeté exigée

Lors de la précédente campagne d’inspections, les actions de recontrôles des exploitations mises en demeure ont montré « une efficacité certaine », estime la DGAL. « Sur l’ensemble d’exploitations mises en demeure, seules 11 % restaient en non-conformité majeure à l’issue du recontrôle », insiste-t-elle.

Les objectifs fixés pour cette nouvelle campagne sont de réaliser « un suivi exhaustif de toutes les exploitations mises en demeure et d’afficher une fermeté dans la conduite d’application des suites à vos inspections », exige de ses services la DGAL.

Réunions d’information

Au-delà des contrôles, la DGAL souligne la nécessité de réunir « les responsables des chambres d’agriculture, des groupements de production, des syndicats professionnels avicoles et exploitants de couvoirs », pour les « informer » sur cette campagne de contrôle et « s’assurer que ces structures ont engagé, de leur côté, une démarche active de diffusion des mesures de biosécurité envers les éleveurs ».

Pour le ministère, au regard des conséquences de l’épizootie d’influenza aviaire hautement pathogène H5N8 survenue lors de l’hiver 2020-2021 et de l’opportunité de la mise en place du pacte biosécurité-bien-être animal du plan de relance, « il est important que ces réunions puissent se tenir sur l’année 2021 et au-delà ».

Vincent Guyot

(1) Direction départementale en charge de la protection des populations

(2) Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt