À l’initiative de Metro, premier fournisseur de la restauration indépendante, la signature de la charte « Origine France » le 28 janvier 2020 a rassemblé dix fédérations majeures de la filière alimentaire française telles que la Fédération nationale bovine (FNB), la Fédération nationale porcine (FNP), Légumes de France et la Confédération française de l’aviculture (CFA).

Metro France, qui fournit 400 000 professionnels français indépendants, dont une majorité de PME françaises, et propose 25 % de son offre alimentaire en produits de terroirs, renforce ses engagements par cette action collective afin de « privilégier, chaque fois que possible, l’origine France » dans ses approvisionnements.

Metro France assure 66 % de ses approvisionnements en viande française et 100 % de steaks hachés, de lapin, de lait UTH, d’œufs liquide et coquille sont origine France.

Une charte « inédite » en France

L’élaboration de cette charte, ayant pour but « d’accroître la part de produits alimentaires français dans la restauration indépendante », est décrite comme étant « une première dans le secteur alimentaire », par Benoît Feytit, directeur général de Metro France. La FNSEA et ses associations spécialisées ont salué cette avancée « considérée comme une suite logique des travaux initiés lors des États-généraux de l’alimentation ».

« Après le déploiement d’Éleveur & Engagé qui avait marqué l’année 2019, cette charte Metro est un nouveau succès dans notre engagement de soutien aux filières françaises. Nous sommes en discussion avec d’autres maillons de la distribution qui sont intéressés pour se positionner sur des démarches éthiques. Ce cumul d’initiatives montre qu’il est possible de créer un modèle rémunérateur pour tous », avait estimé Bruno Dufayet, président de la FNB, lors d’une conférence de presse le 15 janvier 2020.

La FNSEA rappelle néanmoins, dans un communiqué de presse diffusé le 28 janvier 2020, « qu’au-delà des approvisionnements et de l’accroissement des volumes en produits français dans les entrepôts Metro, l’enjeu de la rémunération des agriculteurs est évidemment primordial dans cette charte. L’application de la loi EGAlim et la prise en compte des indicateurs de coûts de production définis au niveau interprofessionnel doivent guider les échanges entre les FDSEA et au niveau local. »

Comment reconnaître le logo ?

Le consommateur pourra reconnaître l’initiative via un logo intitulé « J’aime cuisiner français ! » qui pourra être intégré sur les cartes des restaurants. « La FNSEA et les associations spécialisées veilleront à ce qu’un cahier des charges soit associé à l’utilisation d’un tel logo pour éviter un détournement de celui-ci par certains restaurateurs », avise le syndicat dans son communiqué.

Prochaine étape au calendrier :

Lucie Pouchard