La peine la plus lourde a été réclamée à l’encontre du patron de la société belge en faillite qui a commercialisé en Belgique et aux Pays-Bas un produit de désinfection des fermes avicoles contenant le fipronil, cet insecticide interdit.

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« Il ne savait pas que c’était interdit, a déclaré son avocat Pieter Helsen à la chaîne de télévision francophone RTBF. Il n’a jamais eu l’intention de participer à une organisation criminelle. »

21 exploitations avicoles dans les parties civiles

Dans ce procès, sept personnes sont accusées d’avoir importé, vendu ou utilisé des désinfectants enrichis au fipronil. Quatre sociétés sont aussi jugées en tant que personnes morales, face à une petite trentaine de parties civiles, dont 21 exploitations avicoles belges. Les pertes pour le secteur avicole se sont chiffrées en dizaines de millions d’euros.

Pour les six autres prévenus, la plupart à la tête de firmes de désinfection ayant pulvérisé le mélange interdit, deux peines de trois ans, trois peines d’un an et enfin pour le dernier une amende de plus de 20 000 euros ont été requises.

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Des aliments suspects jusqu’à Hong Kong

La crise sanitaire qui avait éclaté à l’été 2017 avait touché la quasi-totalité de l’Europe et des aliments suspects (œufs ou produits à base d’œufs potentiellement contaminés) avaient même été découverts à Hong Kong.

Rien qu’en Belgique, « plus de 77 millions » d’œufs ont dû être détruits et près de deux millions de volailles abattues, selon l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca), qui s’est portée partie civile.

AFP