À l’occasion de sa traditionnelle conférence de presse au Space ce jeudi 16 septembre 2021, le Comité régional porcin (CRP) de Bretagne s’est félicité de la reconnaissance officielle de l’AOP Porc Grand Ouest, qui va structurer 10 organisations de producteurs de l’Ouest, soit 11,5 millions des porcs.

« L’une de ses premières missions va être de trouver le meilleur deal avec le collège de l’abattage découpe sur le dossier de la fin de la castration à vif » a indiqué Michel Bloc’h, représentant l’Union des groupements de producteurs de viande (UGPVB) au sein du CRP Bretagne.

« Pas avec des distorsions entre éleveurs »

« Nous allons répondre à la demande du marché et nous adapter, mais pas avec des distorsions entre éleveurs. C’est insupportable », poursuit-il. Selon l’outil de simulation « eco Ifip », développé par l’Institut du porc, un mâle castré (avec la mise en place des techniques de gestion de la douleur) coûte douze euros de plus à produire qu’un mâle entier.

Ces charges sont imputées à la réalisation de l’acte, mais également aux moindres performances techniques du mâle castré (indice de consommation, taux de muscle). « C’est le but des négociations que nous allons avoir pour inscrire une plus value sur le mâle castré compte tenu du surcoût. »

Philippe Bizien, président du CRP Bretagne, estime pour sa part que l’équation est assez simple. « Les coûts supplémentaires doivent être répercutés. Ce n’est pas aux éleveurs de payer. » Des discussions d’autant plus importantes que la conjoncture porc se complique avec une flambée des matières premières et des trésoreries qui se dégradent.

Isabelle Lejas