« L’ambition affichée dans le plan de filière en 2017, qui repose sur un doublement des volumes bio et le développement de la consommation, notamment au sein de la restauration collective et commerciale d’ici 2022, se concrétise », estime Interbev dans son observatoire des viandes bio publié le 16 septembre 2020. Pour l’année 2019, la filière recense des volumes d’abattage en augmentation de 16 % par rapport à 2018. La progression est particulièrement marquée dans le secteur porcin (32 %).

Évolution des volumes abattus en tonnes équivalent carcasse (tec) depuis 2005, tous circuits confondus. Source : Observatoire des viandes bio 2019, Interprofession du bétail et des viandes.

L’attrait pour les viandes bio se confirme. « Les ventes dans les différents circuits de distribution ont suivi, avec notamment une belle progression en restauration hors domicile (+34 % en volume par rapport à 2018) », appuie Interbev. Les volumes écoulés dans ce circuit, à 4 085 tonnes, sont encore faibles (7,6 % des volumes) au regard des objectifs fixés par le plan de filière pour 2022. En 2019, « la majorité des ventes en volume (56 %) reste réalisée au sein de la grande distribution », suivi des magasins spécialisés (14,7 %). Les volumes restants se répartissent entre la boucherie artisanale et la vente directe.

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Le steak haché grappille des parts de marché

« La progression des abattages de gros bovins allaitants et laitiers/mixtes a pu couvrir une demande dynamique », poursuit Interbev. Mais les opérateurs des filières des viandes bio font face, comme les autres, à une hausse de la demande en haché.

« Les volumes de steak haché frais de viande de bœuf issu de l’agriculture biologique progressent de 11 % en 2019 et de 10 % en valeur par rapport à 2018 », indique Interbev dans son communiqué. Pour pallier la problématique de valorisation des pièces nobles, les opérateurs se mobilisent pour « diversifier les gammes de viandes ».

Pour le veau bio, « les initiatives commerciales ont contribué à l’augmentation de 7 % des volumes, atteignant 3 237 tonnes équivalent carcasse », indique Interbev. Là encore, la restauration collective s’est montrée plus demandeuse.

En ce qui concerne les ovins, les abattages, qui représentent 1 861 tonnes en 2019, progressent de 11 % par rapport à 2018. Parmi les types de circuit de vente, « la restauration hors domicile continue son développement (11 %) ».

Prudence au déséquilibre matière en porc

En porc, « les élevages qui se sont engagés ont permis une progression des abattages de 32 % en 2019 par rapport à 2018, totalisant 19 795 tonnes », rapporte Interbev. La prudence des professionnels reste de mise afin de limiter le déséquilibre matière « qui a commencé à se faire sentir au deuxième semestre. »

Les volumes de la viande porcine bio sont destinés à 54 % à la grande distribution et à 21 % aux magasins spécialisés.

Lucie Pouchard
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