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Les eurodéputés étudient un label pour le bien-être animal

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Étiquetage - Les eurodéputés étudient un label pour le bien-être animal
« Les recherches menées ont permis d’identifier 24 systèmes d’étiquetage différents en matière de bien-être animal sur le marché européen. Cette étude fournit un premier aperçu complet des pratiques d’étiquetage existantes dans ce domaine au niveau de l’Union européenne », rapporte les auteurs du rapport. © Cédric Faimali

Dans une étude présentée le 13 juillet 2021, le service de recherche du Parlement européen (EPRS) a dressé un état des lieux de la législation sur le bien-être animal au sein de l’Union européenne. Parmi les perspectives à venir figure la mise en place d’un étiquetage européen sur les conditions d’élevage.

Dans le cadre de la stratégie européenne « de la ferme à la table », le service de recherche du Parlement européen (EPRS) a soumis une étude sur la législation en matière de bien-être animal dans les exploitations. Car pour renforcer la transparence sur les conditions d’élevage, de transport et d’abattage des animaux, la Commission européenne compte notamment sur la création d’un système d’étiquetage européen.

> À lire aussi : Bien-être animal, les États membres favorables à un étiquetage européen (28/01/2020)

Vingt-quatre systèmes recensés

À ce stade, vingt-quatre systèmes d’étiquetage relatifs au bien-être animal ont déjà été recensés au sein de l’Union européenne. Si leur « niveau de justification scientifique » et de « transparence » est considéré comme satisfaisant dans l’ensemble, des recherches complémentaires restent à mener.

L’impact d’un tel étiquetage sur les entreprises du secteur alimentaire ou encore la compréhension des systèmes de production animale par les consommateurs font partie des pistes à creuser, selon le rapport.

> À lire aussi : Un étiquetage des modes d’élevage à l’étude (28/07/2020)

Des positions mitigées

« Actuellement, la perspective de règles d’étiquetage obligatoire du bien-être animal au niveau européen ne recueille par le soutien des parties prenantes commerciales de l’Union européenne, ni des organisations nationales d’agriculteurs », rapportent les auteurs du rapport. De même, la plupart des États membres penchent davantage pour une harmonisation européenne par le biais d’une démarche volontaire.

Ces derniers craignent en effet un « impact sur la stabilité économique et une perte de compétitivité dans le secteur agricole si l’étiquetage devait être imposé », ajoute vie-publique.fr, le site d’information rattaché aux services du Premier ministre.

Ce n’est pas l’avis des ONG welfaristes qui voient l’établissement d’un étiquetage obligatoire pour les produits d’origine animale comme un moyen d’atteindre une « plus grande transparence de marché, la responsabilisation des consommateurs et de nouvelles opportunités commerciales pour les agricultures et opérateurs de l’aval de vendre des produits respectueux du bien-être animal ».

Trouver un consensus

À ce stade de la discussion politique, les experts du rapport indiquent qu’une « approche volontaire de l’étiquetage du bien-être animal au niveau européen est plus susceptible de rencontrer l’appui d’une plus grande base de parties prenantes au sein de l’Union européenne ».

À partir de ce premier panorama, les différents acteurs s’accordent sur le fait qu’un label européen devrait « définir des critères propres aux espèces, couvrir toutes les étapes de la vie de l’animal et, à l’exception du secteur de l’industrie de la viande de l’Union européenne, se concentrer strictement sur les aspects de bien-être animal ».

En revanche, il n’existe pas de consensus strict sur la question d’un système d’étiquetage à un ou plusieurs niveaux.

> À lire aussi : La Commission estime que l’Europe peut faire mieux pour le bien-être animal (16/04/2021)

Lucie Pouchard
Des démarches déjà lancées dans neuf États membres

Au total, vingt-quatre systèmes d’étiquetage en matière de bien-être sont en place, concentrés dans neuf États membres. L’ensemble des labels déjà existants sur le marché européen sont issus d’une démarche volontaire, laissant libre choix aux opérateurs du secteur alimentaire d’y prendre part.

La plupart de ces démarches ont été initiées par des acteurs privés, les systèmes d’étiquetage gérés par les gouvernements étant très limités en nombre. Le Danemark a été le premier pays à établir son propre label de bien-être animal, suivi par l’Allemagne et l’Italie dont les systèmes sont en cours de développement.

Au-delà du bien-être animal en ferme

Les systèmes d’étiquetage identifiés concernent en premier lieu les porcs, les poulets de chair et les vaches laitières. Si tous les labels recensés prennent en compte les conditions de bien-être animal en ferme, certains évaluent également les pratiques durant le transport et l’abattage.

En termes de produits alimentaires, « la viande fraîche, congelée ou transformée est le produit le plus labellisé, ainsi que les produits laitiers et les ovoproduits, dans une moindre mesure », recense le service de recherche du Parlement européen dans son rapport.

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