Une initiative allemande en faveur d’un étiquetage pour le bien-être animal a recueilli un large soutien des États membres, réunis en conseil des ministres de l’Agriculture, le 27 janvier 2020 à Bruxelles. « Nous plaidons pour un étiquetage en matière de bien-être animal, un peu comme le label bio », a indiqué Julia Klöckner, la ministre allemande.

« D’autres États membres, Pays-Bas, Danemark, ont déjà une expérience couronnée de succès en matière d’étiquetage », a-t-elle, ajoutant que l’Allemagne « y travaille actuellement ». L’Allemagne souhaite un cadre européen qui « s’appuie sur des critères » et plaide pour que cet étiquetage soit « obligatoire, contraignant afin de couvrir tous les produits sur le marché européen ».

Progresser sur le bien-être animal sans stigmatiser les éleveurs

Didier Guillaume a apporté « tout le soutien de la France à cette initiative », reconnaissant que « la multiplication des initiatives dans les États membres nécessite une harmonisation ». « En France, le Conseil national de l’alimentation a été chargé de délivrer un avis sur l’étiquetage des modes de production, a-t-il témoigné. L’avis qu’il délivrera servira de base de travail au gouvernement pour arriver à établir une cohérence de propositions. »

La multiplication des initiatives dans les États membres nécessite une harmonisation.Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture

Le ministre français a cependant tenu à parler aussi du « bien-être de l’éleveur » et a insisté pour que les efforts entrepris sur le bien-être animal ne viennent pas en opposition aux éleveurs. « Lorsque nous parlons de bien-être animal, nous ne stigmatisons pas, nous ne montrons pas du doigt. »

Stratégie européenne de la fourche à la fourchette

La commissaire européenne à la Santé, Stella Kyriakides, a affirmé que le bien-être animal « fait partie de la stratégie européenne de la fourche à la fourchette. Nous ferons des progrès au cours de ce mandat sur le bien-être animal », a-t-elle promis.

B. Lafeuille