« Les images, présentées par l’écrivain Frédéric Lenoir, montrent des pratiques et des installations non conformes à la réglementation, qui entraînent des souffrances extrêmes pour les animaux et qui sont dangereuses pour les employés », indique L214, dans un communiqué diffusé ce mercredi 5 mai 2021.

La vidéo diffusée par l’association, tournée « par un lanceur d’alerte à la toute fin de janvier et février 2021 », montre notamment « des truies blessées et tremblantes dans la porcherie de l’abattoir », « des truies paralysées, poussées dans les couloirs de l’abattoir à coups de pied et d’aiguillon électrique » « Nous avons bon espoir que ces images provoquent la fermeture administrative » de l’abattoir, souligne L214.

Audits et enquêtes internes diligentés

Les images ont été tournées dans l’abattoir de la Société briécoise d’abattage (SBA), une unité du groupe Les Mousquetaires (Intermarché) spécialisée dans l’abattage, la découpe et le désossage de truies de réforme.

Dans un communiqué, la direction de l’abattoir a qualifié ces images de « choquantes » et indique avoir « décidé, par mesure conservatoire, de suspendre provisoirement la ligne de production concernée, en attendant les conclusions des différents audits et enquêtes internes qui ont été immédiatement diligentés, en lien avec les autorités sanitaires ».

La préfecture du Finistère évoque de son côté dans un communiqué des « pratiques inacceptables avec des manquements graves aux règles de protection animale ».

« Non-conformités relevées depuis 2016 »

À la suite de plusieurs enquêtes de l’association L214 en 2015 et 2016, le ministre de l’Agriculture de l’époque Stéphane Le Foll avait ordonné à la fin de mars 2016 des inspections dans l’ensemble des abattoirs de France. Celui de Briec avait été inspecté en avril 2016.

« Les non-conformités relevées depuis 2016, toutes mineures, ont fait l’objet de rappels réglementaires à l’entreprise pour mise en œuvre d’actions correctives », précise la préfecture du Finistère, soulignant que « le respect des exigences en matière de protection animale relève de la responsabilité de l’abatteur ».

« Les non-conformités graves vues dans la vidéo n’ont jamais pu être observées en présence des inspecteurs. Elles auraient entraîné des sanctions administratives et pénales immédiates », ajoute la préfecture.

Avec l’AFP