Dans un communiqué du 21 septembre 2021, jour de l’ouverture du salon Tech&Bio, les chambres d’Agriculture (APCA), Jeunes Agriculteurs (JA) et la FNSEA « saluent » l’organisation, par le ministre de l’Agriculture, d’une réunion consacrée au « développement de l’agriculture biologique ».

Les trois organisations assurent partager « la stratégie proposée par le gouvernement pour développer l’agriculture biologique en France ». Elles soulignent toutefois que « pour atteindre ces objectifs ambitieux cinq conditions doivent être réunies ».

  1. Une écoute vigilante et réactive du marché

    L’APCA, JA et la FNSEA rappellent que « la conjoncture actuelle de certains marchés (lait, œufs…) doit nous amener à interpréter la demande réelle des consommateurs en matière de bio ». Il s’agit donc pour assurer « une rémunération décente pour les producteurs » de mieux structurer le marché de la bio afin que l’offre soit en adéquation avec la demande. Enfin, elles demandent « de continuer à stimuler la demande par les projets alimentaires territoriaux (PAT), les filières territorialisées et la communication ciblée auprès du grand public ».

  2. Une application des Egalim dans l’agriculture biologique

    L’APCA, JA et la FNSEA jugent qu’il est nécessaire que « la contractualisation devienne la norme afin d’assurer un prix construit sur des indicateurs de coûts de production ».

  3. Un investissement dans la recherche et le développement afin de développer une agriculture biologique performante

    Les trois organisations rappellent que les agriculteurs engagés en bio « font également face à des impasses techniques qu’il faut contribuer à lever par l’expérimentation et la recherche appliquée ».

  4. Un accompagnement aux changements de pratiques

    Pour l’APCA, JA et la FNSEA, il s’agit d’accompagner les agriculteurs qui changent de pratiques mais aussi dans la mise en place d’alternatives et suppressions de molécules. Pour cela, ils estiment qu’il faut développer une mesure de transition (MAEC forfaitaire).

  5. Une mise en œuvre souple de la réglementation et adaptée aux contraintes des agriculteurs

    Pour la FNSEA, l’APCA et JA, les « conditions d’application, notamment en matière de sortie des animaux en dehors des conditions hivernales, doivent être connectées aux réalités du terrain ».

Marie-Astrid Batut