Les moissonneuses ont continué d’investir les plaines dans la semaine du 14 au 20 juin 2022. Plus d’un quart des parcelles (26 %) d’orge d’hiver étaient battues le 20 juin 2022, rapporte l’observatoire des céréales Céré’Obs publié le 24 juin 2022 par FranceAgriMer.

La récolte de l’orge d’hiver est la plus avancée en Aquitaine, à 71 %, et en Poitou-Charentes, à 55 %.

Les céréales d’hiver ont 7 à 12 jours d’avance

La moisson du blé tendre a commencé durant cette semaine, avec 2 % des parcelles fauchées en moyenne, tout comme celle du blé dur, à 5 %, et celle de l’orge de printemps (3 %).

La précocité des céréales d’hiver se confirme. Selon Céré’Obs, l’orge d’hiver serait en avance de 7 jours par rapport à la récolte de 2021 (2 jours comparativement à la moyenne des cinq dernières années). Le blé tendre a, quant à lui, une avance de 11 jours sur 2021 (3 jours sur la moyenne de cinq ans) et l’orge de printemps de 12 jours (7 jours sur la moyenne de cinq ans).

L’état des céréales se dégrade toujours

La sécheresse s’est fait ressentir dans les notations de Céré’Obs : le pourcentage de parcelles de céréales considérées en conditions bonnes à excellentes a encore diminué, à 64 % en blé tendre (–1 point sur une semaine), 60 % en blé dur (–1 point).

La note la plus basse est attribuée à l’orge de printemps, à 53 % (–1 point).

Quand les orages s’en mêlent

La pluie et les orages se sont cependant invités, perturbant les chantiers.

Les orges avant les orages :

Certains en profitent pour mettre en pratique leur talent de photographe.

Mais les orages ont aussi fait des dégâts.

Le maïs tire son épingle du jeu

Les cultures d’été profitent, quant à elles, des pluies, comme le maïs.

Dans la semaine du 14 au 20 juin, Céré’Obs a revu à la baisse le pourcentage de parcelles en conditions bonnes à excellentes, de 87 à 84 %.

97 % du maïs grain avait atteint le stade 6/8 feuilles visibles le 20 juin, marquant une avance de 11 jours par rapport à 2021 (5 jours sur la moyenne des cinq dernières années). La floraison femelle a commencé sur 1 % des parcelles.

La protection par biocontrôle contre les pyrales est en place.

Justine Papin