Le ministère de la Transition écologique a présenté à l’occasion d’une réunion du Comité national de l’eau une carte, basée sur différentes données (Météo-France, surveillance des nappes phréatiques par le Bureau de recherches géologiques et minières -BRGM-, débits fluviaux, barrages gérés par EDF, etc) qui classe 53 départements, principalement dans la moitié est et le centre du pays, en risque de sécheresse entre mai et septembre :

  • Risque « très probable » pour 11 départements (grand Massif central, Haute-Saône et Haut-Rhin) ;
  • Risque « probable » pour 24 autres ;
  • Risque « possible » pour 18.

Carte sur le niveau de risque par rapport à la sécheresse, présentée lors du Comité national de l'eau le 14 mai 2020. © Ministère de la Transition écologique

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« Mieux se préparer »

Cette démarche a pour objectif d’anticiper « les départements où on risque de ne pas avoir assez d’eau pour tous les usages afin de (leur) permettre de mieux se préparer et de renforcer la coordination, notamment en réfléchissant à un niveau interdépartemental », a indiqué Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État à la Transition écologique.

Le ministère escompte une remontée plus rapide des problèmes, permettant de « mieux coordonner tous les acteurs et prendre plus vite les décisions pour que le partage de l’eau se fasse dans les meilleures conditions possible » en cas de pénuries, avec priorité donnée à l’alimentation en eau potable, a-t-elle souligné.

t même si les nappes phréatiques ont bénéficié d’une recharge hivernale « nettement supérieure à la moyenne », selon le BRGM qui les surveille, Météo-France prévoit pour les trois mois à venir « un temps plus sec que la normale » sur le nord-ouest de l’Europe, dont une bonne partie de la France, avec « un trimestre plus chaud que la normale » sur l’ensemble du continent.

Concernant la crise sanitaire du Covid-19, le Comité national de l’eau a dressé « un bilan très satisfaisant » du fonctionnement du secteur, a-t-elle indiqué. La secrétaire d’État a aussi rappelé le renforcement des « normes restrictives » sur l’usage agricole des boues résiduelles de l’assainissement car « on sait qu’il y a des traces de virus dans les eaux usées ».

AFP