L’unité de production est une « première en France », ont assuré Guillaume Dubois et Cédric Meston, les deux fondateurs de la société « Les Nouveaux Fermiers » à l’AFP. L’usine fabrique quelque 6 tonnes par jour de « steaks », « nuggets » et « aiguillettes » respectivement à partir de protéines de blé, de pois jaune, de fève et de soja.

Jusqu’à 10 tonnes par mois

Sa capacité de production passera à 10 tonnes dans les prochains mois, mais le lieu exact de son implantation n’est pas rendu public jusqu’à la certification des brevets déposés, ont ajouté les deux fondateurs.

En Europe, ce type de produits, qui reprennent les codes de la viande en goût, texture et odeur, est confectionné jusqu’à présent aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne, mais aussi en République tchèque et en Espagne. Les Nouveaux Fermiers veulent surfer sur la vague du Made in France avec des matières premières originaires de la France et de l’Europe.

Une distribution large

Les produits « Les Nouveaux Fermiers », créés en 2019 à Paris, sont distribués dans 350 points de vente en France, dont Monoprix et Carrefour, essentiellement dans les rayons de la « boucherie volaille », ainsi que dans quelque 150 restaurants, dont les chaînes de burgers PNY, Camion qui fume, Hank Taster et le Dassaï de Joël Robuchon.

Les créateurs, un ingénieur diplômé de Centrale et l’autre de Telecom, ont levé 3 millions d’euros au début de 2020 auprès notamment du fonds d’investissement de Xavier Niel, qui soutient le référendum pour les animaux. La BPI a soutenu le programme d’innovation et industrialisation de la société, indique le communiqué.

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Réduire les coûts

L’objectif est de « réduire significativement le coût de la viande végétale par rapport à la viande animale afin de démocratiser ces alternatives végétales au plus grand nombre », explique Guillaume Dubois, l’un des fondateurs.

Pour l’instant, Les Nouveaux Fermiers emploient 15 personnes. La société ambitionne un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros en 2021 et le recrutement de plus de 100 personnes d’ici à la fin de 2022, après un nouvel appel de fonds prévu à la fin de 2020 ou au début de 2021, ont indiqué les deux cocréateurs. Pour l’approvisionnement, ils anticipent d’acheter 100 % français d’ici à 12 mois.

« Notre positionnement, c’est la santé ; nous avons concentré l’innovation sur la santé […] », a indiqué Guillaume Dubois. « Nous voudrions être la référence des Français dans la transition alimentaire », a ajouté Cédric Meston.

AFP
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